METZ - CAMP DE MIGRANTS

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

METZ - CAMP DE MIGRANTS

Message par LARA BAÏKAL le Dim 16 Juil - 13:20

Pourquoi le gouvernement français laisse s'installer sur un espace public des migrants en provenance des Balkans ?




à ma connaissance il n'y a plus de guerre dans la région alors pourquoi laisser ces personnes s'entasser puisque si l'on se tient aux normes de migrations ils ne sont pas éligibles !


À Metz, un camp de réfugiés au bord de l’explosion

Élise Descamps, à Metz, le 07/07/2017 à 15h00
Mis à jour le 07/07/2017 à 18h39







     Plus de 600 demandeurs d’asile venant essentiellement des Balkans s’entassent depuis plus de trois mois sur un parking de la ville dans des conditions sanitaires déplorables.





 
Au dernier recensement, 630 personnes s’entassent sur un ancien parking de bus.


Avenue de Blida, à Metz, plus de 600 personnes – 630 au dernier recensement – s’entassent sur un ancien parking de bus. Depuis trois ans, des demandeurs d’asile arrivent ici soit directement de leur pays (majoritairement des Balkans, mais également Syriens, Africains…), soit après avoir été déboutés dans un pays européen, l’Allemagne notamment. Ils échouent ici en quête d’un avenir meilleur.



Un campement qui se reforme chaque année


Le droit d’asile prévoyant que tout demandeur enregistré bénéficie d’un logement, la préfecture se démène pour trouver des solutions, mais la Moselle est dépassée par l’afflux. 3 000 personnes sont arrivées depuis le 1er janvier. Serpent de mer, le camp de Blida se reforme chaque année depuis 2013 au printemps pour être démantelé à la veille du plan grand froid, en novembre.

Le terrain appartient à la ville, mais il relève des services de l’État. Les tentes fournies par la Fondation abbé Pierre, Médecins du monde et des particuliers, sont souvent posées sur des palettes, qui ne suffisent cependant pas à protéger les occupants des fortes pluies, sur ce terrain de terre et de goudron. Les occupants y ajoutent souvent un auvent fait de bâches et planches clouées.

En ces jours de canicule, la température intérieure monte souvent à plus de 40°. Visités par les rats, collés les uns contre les autres, les abris laissent juste deux allées pour circuler. La promiscuité empêche toute intimité, échauffe les esprits, pousse aux bagarres, parfois violentes, entre ethnies. Certaines exercent une domination sur d’autres. L’espace manque cruellement à la centaine d’enfants pour jouer.

Zvonko et sa femme ne quittent pas leur tente


Ceux qui ont une place ne la lâchent pas. Craignant de louper leur « transfert » s’ils s’absentaient, le serbe Zvonko et sa femme ne quittent pas leur tente. Ils souffrent de douleurs intestinales et leur moral est au plus bas. Ils sont revenus de l’hôpital de Metz il y a quelques jours avec chacun un volumineux sachet de médicaments. La nuit, ils disent rêver des menaces de mort qu’ils ont reçues dans leur pays.

Un peu plus loin, une mère lave son bébé dans une baignoire en plastique. Les six membres de la famille dorment dans la même tente depuis un mois, se nourrissant essentiellement de frites surgelées qu’ils cuisent dans leur friteuse. Ils ne sont pas les seuls, et les rallonges électriques courent dans le camp au mépris de toutes les normes de sécurité. Leur fils de dix ans nous réclame un poisson : « Comme ça, je le regarderai sauter ». Kosovare, la maman a sympathisé avec une famille musulmane de Metz qui vient de temps en temps chercher ses enfants pour les faire dormir au calme, en appartement.

Médecins du monde dénonce un « bidonville d’État »


Mais depuis quelques jours, les réfugiés ne reçoivent plus aucune visite sur le camp. Pour des raisons de sécurité, la préfecture n’en autorise plus l’accès aux particuliers. Or ce sont eux, fédérés en collectifs informels comme Le soleil de Blida (200 particuliers solidaires fédérés via une page Facebook), qui apportaient l’aide concrète : distribution de repas chauds, animations pour les enfants, installation des arrivants, réaffectation des tentes vides…

Hormis Médecins du monde, les grandes associations proposent surtout leurs services en ville et exercent une pression politique. Elles ont presque toutes refusé de signer la convention imposée par la préfecture. « C’est un bidonville d’État. Être partenaire serait une hérésie », commente Malika Tounsi, de Médecins du monde, qui intervenait jusque-là plusieurs fois par semaine. Cette convention leur demandait en effet de vérifier le casier judiciaire de leurs bénévoles, ce à quoi elles se refusent.

Le contexte est donc explosif. « Et s’il arrive quelque chose, un incendie, une épidémie ?« , lance Marie-Claire Fabert, coordinatrice du réseau des associations de solidarité de Metz, qui vient de publier un manifeste « pour faire valoir les droits et la dignité ». Les signataires y réclament le démantèlement du bidonville, avec relogement pour tous, et dans l’immédiat l’accès à davantage d’espace (un parking contigu est vide) et la mise en place d’équipements dignes.

« Plus d’arrivées que de départs »


Tous le reconnaissent cependant : l’État ne fait pas rien. Cette année, une société de sécurité contrôle le site. Six toilettes, six douches et trois gazinières ont été installées. Depuis fin juin, l’État finance chaque soir une permanence de la Protection civile pendant deux heures pour soulager les urgences hospitalières. Et alors que les personnes n’ont légalement droit à aucune aide financière (elles attendent l’ouverture de leurs droits à l’allocation pour demandeur d’asile), il est distribué aux femmes et aux familles des tickets alimentation de 4,40 € par personne et par jour.

Chaque jour, quelques personnes sont envoyées en foyer, logement social ou hôtel, et sur le millier de personnes ayant transité ici depuis avril, la moitié ont été logées. « Mais il y a plus d’arrivées (10 à 15 nouvelles personnes chaque jour) que de départs », s’inquiète Claude Thirion, le coordonnateur du Soleil de Blida. Avec le Collectif mosellan de lutte conte la misère, il vient d’installer plusieurs familles au camping municipal. La facture sera envoyée à la préfecture. Sollicitée par La Croix, celle-ci ne nous avait, vendredi 7 juillet, pas encore répondu.

http://www.la-croix.com/France/Immigration/A-Metz-camp-refugies-bord-lexplosion-2017-07-07-1200861258

_________________
Quand l'injustice devient une loi, la résistance devient un devoir.
When Injustice becomes law, resistance becomes duty

Jefferson. 
avatar
LARA BAÏKAL
Admin

Messages : 19163
Date d'inscription : 11/03/2015

Revenir en haut Aller en bas

Re: METZ - CAMP DE MIGRANTS

Message par vigillante le Dim 16 Juil - 15:17

Excellent exemple de ce qui va se passer partout ou on accueille des réfugiés............
L'un part,3 arrivent!
avatar
vigillante

Messages : 3466
Date d'inscription : 02/04/2015

Revenir en haut Aller en bas

Re: METZ - CAMP DE MIGRANTS

Message par mareaction le Dim 16 Juil - 16:49

Tout à fait incompréhensible!

_________________
La seule chose que le socialisme ait jamais faite pour les pauvres est leur donner beaucoup de compagnie.
Lawrence W. Reed  

avatar
mareaction

Messages : 14293
Date d'inscription : 12/03/2015
Age : 79
Localisation : Provence

Revenir en haut Aller en bas

Re: METZ - CAMP DE MIGRANTS

Message par LARA BAÏKAL le Dim 16 Juil - 18:57

Ce camp avait été démantelé fin 2016 ( Une nouvelle fois ) Cela dure depuis 2013 !

_________________
Quand l'injustice devient une loi, la résistance devient un devoir.
When Injustice becomes law, resistance becomes duty

Jefferson. 
avatar
LARA BAÏKAL
Admin

Messages : 19163
Date d'inscription : 11/03/2015

Revenir en haut Aller en bas

Re: METZ - CAMP DE MIGRANTS

Message par vigillante le Dim 16 Juil - 19:49

Et on loge ces gens ds des logts sociaux promis à des jeunes couples français,qui attendront.....
avatar
vigillante

Messages : 3466
Date d'inscription : 02/04/2015

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum