La démocratie en marche à reculons !

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La démocratie en marche à reculons !

Message par LARA BAÏKAL le Jeu 29 Juin 2017 - 8:27

Jusqu'à plus de minuit la démocratie a de nouveau reculé sous le règne de Macron. Tous les rôles de questeurs ont été attribué à LREM et au mouvement dissident des cons LR.


Ce qui fait que personne ne pourra vérifier l'usage des indemnités parlementaires.


Cela commence bien...






À l'Assemblée, la bataille pour les postes vire à la crise institutionnelle


  • Par Jean-Baptiste Garat
     
  • Publié le 29/06/2017 à 07:50






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En prenant le poste de questeur qui revenait à l'opposition grâce à l'appui d'En Marche !, les «constructifs» ont achevé leur rupture avec LR et transformé le Palais-Bourbon en champ de bataille.
Vous vouliez voir l'Assemblée? Vous allez voir ce que vous allez voir. Les primo-députés ont connu leur baptême du feu mercredi avec la poursuite de la séance d'installation du bureau de l'Assemblée. Une journée comme le Palais-Bourbon en a peu connue. Ouverte en début d'après-midi par le président François de Rugy, la séance débutait par l'élection des trois questeurs qui ont la haute main sur l'administration et les finances de l'institution. En principe, il s'agit une formalité puisque les tractations sont censées se dérouler en coulisses et dans le secret des groupes. Deux des postes doivent revenir à la majorité et le troisième à un membre de l'opposition. Florian Bachelier (Ille-et-Vilaine) et Laurianne Rossi (Hauts-de-Seine) avaient été désignés par En marche!, Eric Ciotti, lui, était le candidat de LR, au terme d'une compétition disputée à l'intérieur du groupe de droite.
Coup de théâtre. Rugy a annoncé qu'un quatrième prétendant s'invitait dans la danse: Thierry Solère, député LR mais «constructifs». La candidature est sur le papier recevable: le groupe «constructifs», composé pour moitié de LR en rupture et pour l'autre d'UDI, est dûment inscrit dans les groupes d'opposition, bien que ses élus soient de leur propre aveux «Macron compatibles». Le résultat du vote est sans appel: Solère recueille 306 suffrages, grâce au soutien d'élus d'En marche! et du MoDem, Ciotti 146.
La veille, le groupe Constructifs s'était donné deux co-présidents (Franck Riester pour les LR et Stéphane Demilly pour les UDI). Interrogé sur ce choix et sur le fait qu'il était écarté de la présidence d'un groupe qu'il avait fortement contribué à créer, Thierry Solère s'était montré évasif. «Je ne peux pas être par monts et par vaux et en même temps président du groupe», avait-il confié au Figaro, laissant entendre qu'ils serait appelé à d'autres fonctions. Un parachutage à la présidence de la commission des Finances dévolue, elle aussi, à l'opposition? «Je n'en ai pas la tentation et on me le reprocherait», expliquait-il. Une vice-présidence de l'Assemblée? «S'il le faut je le ferait mais je ne suis pas candidat», avait-il concédé. La questure alors? «Franchement, ce n'est pas sérieux», avait-il encore assuré. Il faut croire que la nuit de mardi à mercredi lui a porté conseil et l'a fait revenir sur son choix.

Atmosphère dantesque


«Les droits de l'opposition sont bafoués»
Christian Jacob, patron des députés républicains

L'élection de Thierry Solère au poste de questeur, avec l'appui d'élus de la majorité, a mis ses «amis» de LR en ébullition. Pour Christian Jacob, patron des députés républicains, «les droits de l'opposition sont bafoués» par cette décision «inique». «M. Solère, et c'est son plus grand droit, a fait campagne pour que M. Macron ait une majorité. Qu'on ne nous explique pas maintenant qu'il peut représenter l'opposition!», s'emporte-t-il. Pierre-Henri Dumont, nouveau député du Pas-de-Calais, exige l'«exclusion des députés dissidents votant contre le groupe LR». «C'est inadmissible que la majorité choisisse les représentants de l'opposition au sein du bureau de l'Assemblée», s'insurge Daniel Fasquelle. «Les droits de l'opposition piétinés à l'Assemblée nationale, l'hégémonie en marche», explique encore Bruno Retailleau, patron des sénateurs LR. La séance est vite interrompue.
Pour ne rien simplifier, François de Rugy a du s'absenter dans l'après-midi pour un rendez-vous à l'Elysée. Comme son homologue du Sénat, il est reçu par Emmanuel Macron qui leur annonce à l'un et à l'autre que le Congrès est convoqué lundi à Versailles. Le président de la République doit y présenter son projet de réforme des institutions qui comprend notamment une réduction du nombre de parlementaires d'un tiers, l'introduction d'une dose de proportionnelle aux législatives, la limitation du nombre de mandats successifs… Bien que pressentie, cette annonce sidère à l'Assemblée. Plusieurs députés annoncent qu'il boycotteront le Congrès qui est convoqué la veille de la déclaration de politique générale d'Edouard Philippe et du vote de confiance. Ancien président du groupe UDI, Philippe Vigier voit dans cette décision «la volonté de concentrer tous les pouvoirs à l'Elysée».
A la reprise de la séance à l'Assemblée, après 19 heures, Christian Jacob revient sur la «coup de force» de la questure et dénonce «un déni de démocratie». Son groupe, annonce-t-il, refuse de siéger au bureau de l'Assemblée, «tant que les droits de l'opposition ne sont pas rétablis». La machine s'enraye.

Confusion et bouderies

Au sein du groupe Constructifs, également, ça tangue. Les UDI n'ont pas goûté la manœuvre de leurs alliés et d'autant moins qu'ils n'avaient pas été mis dans la confidence. Pire, elle contrecarre leurs propres plans. Les centristes avaient l'intention de prendre la présidence de la commission des Finances, elle aussi dévolue à un membre de l'opposition, en présentant la candidature de Charles de Courson face à celle d'Eric Woerth, candidat des Républicains. Ils espéraient notamment que plusieurs élus républicains leur viendraient en appui, car le choix de Woerth est loin de faire l'unanimité. Au sein du groupe LR, l'ancien ministre du Budget de Nicolas Sarkozy ne l'a emporté que d'une voix face à Gilles Carrez, le président sortant de la commission. Et cela n'a pas été très bien vécu par une parti des élus qui y voient une nouvelle preuve de la mise sous coupe réglée du groupe par les sarko-fillonistes. «L'élection de Christian Jacob à la tête du groupe, puis la désignation d'Eric Ciotti et d'Eric Woerth… Tout cela est signé Laurent Wauquiez qui prépare la prise du parti. Mais ce n'est pas comme cela que l'on va refonder Les Républicains», se plaignait mercredi soir un cadre de la rue de Vaugirard.
Après une très longue interruption prévue pour durer une demi-heure, la séance a finalement repris à 22h30 heures dans une atmosphère dantesque. Comme si de rien n'était, François de Rugy ordonne la reprise des votes et l'élection des six vice-présidents de l'Assemblée, dont deux doivent revenir à l'opposition. Pour protester, LR a retiré ses candidats, Marc Le Fur et Annie Genevard. A l'inverse, En marche! et le MoDem ont choisi de présenter six candidats pour les six postes, contrairement aux usages.
Pour ajouter à la confusion, le débat a lieu dans un hémicycle où les places n'ont pas encore été attribuées et où les députés ne siègent pas au sein de leur groupe mais éparpillés en fonction de l'ordre alphabétique. Assis un rang devant Christian Jacob, Richard Ferrand, président du groupe En marche!, jure que son «intention n'est pas de prendre toutes les responsabilités» mais d'assurer «le fonctionnement du bureau». «Dès que les Républicains voudront reprendre leurs responsabilités, nos candidats céderont immédiatement la place» de vice-présidents, ajoute-t-il en moquant une «bouderie parce qu'une élection à la questure a mal tourné». En gage de sa bonne foi, Ferrand explique que les députés En marche! ne prendront pas part au vote qui doit désigner, jeudi matin, le président de la commission des Finances.

«Quelle image vous donnez de notre Assemblée, quelle image vous donnez à la France...»
André Chassaigne (PCF)

Les présidents de groupes demandent un à un à répondre et pour les forces minoritaires de gauche, c'est l'occasion de planter quelques banderilles sur En marche! «Vous prenez toutes les places après avoir dit exactement le contraire», lance Jean-Luc Mélenchon (FI) en dénonçant une «pantalonnade». «Votre mot d'ordre à l'élection présidentielle et aux élections législatives, c'était d'entrer dans un nouveau monde. Dans quel nouveau monde sommes-nous désormais?», lance à son tour Olivier Faure, patron des socialistes. Nous demandons que vous respectiez les droits de toutes les minorités.» Placé lui aussi sur les bancs de droite, André Chassaigne (PCF) s'insurge: «Quelle image vous donnez de notre Assemblée, quelle image vous donnez à la France! Vous êtes en train de faire la démonstration que sous des mots qui apparaissent novateurs, vous êtes sur des calculs, sur des comportements qui ne méritent qu'un seul adjectif: petits». Christian Jacob savoure.
Face au tollé, Franck Riester choisit de contre attaquer. «Pourquoi M. Jacob seriez-vous le seul à pouvoir décider de l'appartenance à l'opposition ou à la majorité d'un groupe politique?», lance le coprésident du groupe Constructif en défendant qu'avec Thierry Solère, la questure sera ouverte «à tous les groupes de l'opposition et pas seulement réservée à un seul groupe de l'opposition».
Mais le débat tourne court. Impossible de revenir sur l'élection des questeurs. Le scrutin pour les vice-présidences est finalement organisé. Après une dernière interruption de séance, le résultat est sans surprise: les cinq candidats d'En marche! et celui du MoDem sont élus. Les douze secrétaires encore à désigner attendront jeudi après-midi. Il est près d'une heure du matin, la séance est levée.http://www.lefigaro.fr/politique/2017/06/29/01002-20170629ARTFIG00030--l-assemblee-la-bataille-pour-les-postes-vire-a-la-crise-institutionnelle.php

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Message par mareaction le Jeu 29 Juin 2017 - 9:06

Nous arrivons bien en dictature, le sous marin rose avait tout préparé, et prévu, même faire signer un engagement à ses députés de ne pas voter contre les textes présentés! et personne n'en parle parmi nos charmants médias indépendants!
Quant aux faux culs LR constructifs, j'espère qu'ils paieront très cher leur trahison!

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Re: La démocratie en marche à reculons !

Message par printemps le Jeu 29 Juin 2017 - 11:05

Oui, ils vont le payer, car la révolution est en marche.
Il semble qu'un trou de 9 milliards d'euros ait été laissé par Hollande et son gouvernement sans qu'on sache qui se l'est mis dans la poche
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Re: La démocratie en marche à reculons !

Message par mareaction le Jeu 29 Juin 2017 - 11:33

printemps a écrit:Oui, ils vont le payer, car la révolution est en marche.
Il semble qu'un trou de 9 milliards d'euros ait été laissé par Hollande et son gouvernement sans qu'on sache qui se l'est mis dans la poche
Déjà il a augmenté les fonctionnaires pour avoir les voix! mais ne pas voir arriver ce trou fallait le vouloir!

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