Comment les grandes villes se préparent à affronter les canicules de demain ?

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Comment les grandes villes se préparent à affronter les canicules de demain ?

Message par Invité le Mar 20 Juin - 14:45

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Comment les grandes villes se préparent à affronter les canicules de demain ?

Passer un gros coup de pinceau, comme à New York

Lorsqu'il faut chaud, il est conseillé de ne pas porter de noir. Dans la ville, c'est pareil : en repeignant les toits des immeubles en blanc, la ville de New York ambitionne de réduire de 2°C la température globale dans la ville. "Blanc est le nouveau vert", frimait le maire de l'époque, Michael Bloomberg, en lançant le projet CoolRoofNYC en juillet 2012. Le concept : si les toits d'asphalte noirs absorbent la chaleur et l'emprisonnent, empêchant ainsi la température de chuter la nuit, un toit clair reflète la lumière et emmagasine donc moins de chaleur. En empêchant les bâtiments de surchauffer, les cool roofs permettent également de limiter le recours à l'air climatisé, terriblement énergivore et lui-même facteur du réchauffement de la planète. L'initiative, simple et peu coûteuse, se répand bien au-delà des mégalopoles nord-américaines. En juin 2015, la mairie de Séoul, en Corée du Sud, a lancé un programme similaire.

Pourquoi pas, dans les pays méditerranéens, comme la Grèce par ex., les toits des maisons sont blancs.


Avoir (lourdement) la main verte, comme à Louisville

"Le fait de mettre de la végétation sur un sol asphalté permet de réduire la température de l’air de cinq degrés", a expliqué Martine Rebetez, climatologue à l’Université de Neuchâtel, citée par le journal Le Matin Dimanche.
Aussi, de plus en plus de grandes villes "verdissent" leurs rues, profitant du moindre mètre carré pour planter un arbre. Mais attention, pas n'importe lesquels ! S'il faut donner la priorité aux espèces locales, il faut préférer les feuillus aux pins : ils sont moins chauds et procurent plus d'ombre.


Humidifier les rues, comme à Tokyo

Au XVIIe siècle, les Japonais combattaient la chaleur en arrosant le sol devant l'entrée de leur maison. Près de 400 ans plus tard, en août 2003, la ville de Tokyo leur a suggéré de recommencer, en lançant une campagne "d'arrosage de trottoirs", jadis appelée "Uchimizu". L'idée : faire baisser la température dans les rues pendant une journée, en renversant de l'eau - notamment de pluie, pour éviter le gaspillage, évidemment - sur le bitume. Le test est concluant : non seulement les Tokyoïtes jouent le jeu - il fait 34 degrés ce jour-là -, mais les relevés effectués révèlent une baisse d'un degré dans les zones concernées.

A Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), certains habitants avaient quant à eux pris l'habitude de se rafraîchir grâce aux bouches d'incendie. Cet été, la mairie a pris les devants, en les équipant d'adaptateurs appelés "kit d’Eauber". Moins dangereux, le système limite aussi le gaspillage,


Dompter le vent, comme à Stuttgart

A Stuttgart, en Allemagne, il faut consulter un météorologiste membre de l'équipe municipale avant de faire construire un bâtiment. Sa mission, expliquée par RFI en 2015 : donner "son avis sur l’implantation des bâtiments et leur influence sur la ventilation de l’agglomération". Installée dans une cuvette en pleine région riche en industrie, la ville s'est dotée dès 1938 d'un département consacré à la météorologie urbaine. Suivant son exemple, des mégalopoles telles que Tokyo ou Hong Kong démolissent aujourd'hui des immeubles implantés en front de mer afin d'assurer une meilleure circulation de l'air. Cette approche, qui nécessite de repenser la planification urbaine, fait des émules jusqu'à Pékin, souligne le New York Magazine (en anglais).

Ce serait pas mal de faire pareil sur la cote du Languedoc Roussillon complètement bouchée par d´affreux immeubles en beton pour les touristes



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