extrait du livre de Philippe de Villiers

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extrait du livre de Philippe de Villiers

Message par vinca le Sam 24 Oct - 17:25

B.H.L. et la petite main jaune
C'est l'histoire d'une formidable imposture intellectuelle.
Sans doute l'une des plus accomplies de toute notre histoire
politique ; une gigantesque manipulation des consciences qui
dure encore aujourd'hui et a pris tout un peuple en otage.
On a voulu faire croire aux Français qu'ils avaient hérité, de la
dernière guerre, au fond d'eux-mêmes, d'un relent de racisme
intolérable : hier, ils ont persécuté les Juifs, aujourd'hui, ils
traquent les immigrés. C'est en 1984 que la gauche invente ce
nouveau paradigme.
Mitterrand et son communicant, Jacques Pilhan, sont à la
manoeuvre, avec Julien Dray. L'inquisition commence. Le
nouveau Torquemada est un ancien trotskiste.
L'Élysée donne son feu vert ; l'opération va coûter cher.
Qu'importe ! Le secrétaire général de la Présidence, Jean-
Louis Bianco, apporte le plus haut des concours pour « trouver
le financement dans les ministères ». Il ouvrira les portes et
les caisses. On va faire épingler des petites mains jaunes à la
boutonnière de toutes les étoiles médiatiques : Yves Montand,
Simone Signoret, Marek Halter. Puis à toute la jeunesse.
L'historien Max Gallo, porte-parole de François Mitterrand,
a mis à nu les ressorts de l'opération' : « Il y a eu Vichy et
l'étoile jaune ? On créa de toutes pièces, d'en haut, parmi les
idéologues qui savaient ce qu'ils faisaient, la petite main jaune
de SOS Racisme, pour faire comprendre que les citoyens de
souche récente étaient en somme les Juifs d'aujourd'hui...
De l'étoile jaune à la petite main jaune de SOS Racisme, on
générait la première de ces confusions historiques qui allaient
empoisonner les débats français. »
Avec cette nouvelle association, SOS Racisme, on franchit,
en ce 15 octobre 1984, une nouvelle étape dans la haine de
soi et le dénigrement de la France. Ce moment correspond,
historiquement, à la captation de la Shoah par les lobbies
immigrés, sous l'égide de la gauche mitterrandienne. Le migrant
remplace le prolétaire, que les socialistes vont abandonner à la
mondialisation sauvage.
Le peuple migrant va devenir le nouveau « peuple élu ».
Ce discours victimaire vitrifie les esprits critiques pétrifiés
par la peur. Il prône le « droit à la différence ». C'est un
multiculturalisme militant qui veut en finir avec la tradition
assimilatrice de la France.
Par leur jeunesse, les dirigeants médiatiques de SOS Racisme
bénéficient aussi d'une présomption d'innocence : ils sont
censés incarner une « génération morale », rafraîchissant
ainsi le débat politique en y infusant la générosité. François
Mitterrand les utilise pour élever une digue morale autour du
Front national dans le seul but de tétaniser la droite classique
qui travaille bientôt à sa propre décontamination. Les régimes
totalitaires ont toujours jeté les jeunes contre leurs aînés.
Bientôt, le magazine Globe, créé en 1983, va résumer la
philosophie de SOS Racisme dans l'éditorial de son premier
numéro, cosigné par Georges-Marc Benamou, Bernard-Henri
Lévy et Pierre Bergé : « Bien sûr, nous sommes résolument
cosmopolites. Bien sûr, tout ce qui est terroir, bourrées,
binious, bref, franchouillard ou cocardier, nous est étranger,
voire odieux. »
Pierre Desproges s'amusera de ce serment asymétrique :
« J'adhérerai à SOS Racisme quand ils mettront un S à racisme.
Il y a des racistes noirs, arabes, juifs, chinois et même des ocre-
crème et des anthracite-argenté. Mais à SOS-Machin, ils ne
fustigent que le Berrichon de base ou le Parisien-baguette.
C'est sectaire. »
Je ferai d'ailleurs les frais de ce sectarisme tranquille des
gardiens de la Vertu. Avec une hauteur insultante, Bernard-
Henri Lévy me reprochera un jour... d'exister. Il considère
que quiconque aime sa patrie constitue un danger et que tout
devient alors permis quand il s'agit de pratiquer la salubrité
publique. La France doit se taire, elle a mauvaise haleine,
la tripe vilaine, le regard infesté, la bouche empuantie. Elle
est le Mal absolu, le ventre fécond qui a enfanté la Bête
immonde'.
Quiconque est sorti de ses entrailles doit tenir sa langue. Car
il met la société en danger de barbarie. Qui s'exprime au nom
du Mal absolu est soi-même le Mal absolu.
B.H.L. ne supporte pas les voix déviantes et il a la crainte
tenace. Dans sa chronique du Pointe, il s'égosille et se désespère
de m'avoir entendu parler de la France « aux épis murs et aux
blés moissonnés ». Ma voix le dérange, c'est physique, ce ne
sont plus seulement les idées qui le choquent, c'est l'organe,
une voix de barbare. Il ose écrire : « Nabokov disait qu'on
devrait pouvoir juger un homme, une idéologie, une idée à la
voix. Eh bien, voilà. L'autre soir, encore, sur France 2, la voix
de Philippe de Villiers face à Strauss-Kahn : nasillarde, haut
perchée et qui semblait, tout à coup, ne plus contrôler ses aigus
— une voix qui monte à la tête, très vite, mais sans dérailler. » Délit
de sale voix.
Qui d'autre pourrait écrire ce genre de propos sans susciter
l'opprobre ? Mais B.H.L. peut tout se permettre en France.
Il est l'ami des puissants. Il est un des plus puissants. Quand
on s'attaque au physique des gens sur la place publique, c'est
toujours mauvais signe. Si on suit B.H.L., on devrait interdire
les voix non conventionnelles. On devrait juger, trier les voix.
Cette doctrine est cohérente : on ne peut pas accorder la liberté
d'expression à n'importe qui. Les voix de la Bête immonde
n'ont pas droit de cité.
La doctrine de B.H.L., si on l'examine bien, nous fait franchir
un cran : puisque la France, à travers ses expressions les plus
intimes, charrie des vomissures barbares, comme les diables
brûlants crachent des laves rougeoyantes, il faut la condamner,
la mettre au ban de la civilisation. Il faut qu'elle batte sa coulpe,
qu'elle s'excuse d'exister. Un homme politique qui resterait
juché sur son Aventin, soucieux d'une France en altitude, et
que les Autorités morales surprendraient à cheminer sur la
colline inspirée de Lorraine ou à chercher, dans l'horizon des
blés d'or, les flèches de Chartres, ne serait pas digne d'accéder
aux fonctions les plus élevées de la République. B.H.L. ne le
tolérerait pas.
Depuis que SOS Racisme a vu le jour, la haine raciale ne s'est
jamais aussi bien portée et n'a jamais été aussi violente.
Certains linguistes qui ont étudié l'intitulé du mouvement
y ont détecté un lapsus révélateur : ces gens-là s'agitent pour
secourir l'objet même de leur détestation. Quand on lance un
SOS, c'est pour sauver les espèces qu'on juge menacées, les
dauphins, le thon rouge, les libellules... SOS Animaux vise à
sauver les bêtes abandonnées, SOS Grand Bleu à défendre la
faune et la flore en Méditerranée.
En fait, la confusion n'est que d'apparence. C'est presque
un acte manqué. Sous couvert d'antiracisme, SOS Racisme
sauve le racisme. Fabriquer des racistes pour pouvoir mieux
les dénoncer. Provoquer et nourrir la haine pour s'en repaître.
Dénoncer le Front national et le faire prospérer.
Peu à peu, la droite parlementaire rentre sous terre. Elle
se croit coupable, elle se sent coupable, elle se sait coupable.
L'un des leaders emblématiques de la Démocratie chrétienne,
Bernard Stasi, prend les devants et vient déposer aux pieds
de la gauche moralisante un rameau de buis bénit, un message
de contrition, à travers les pages d'un livre à succès


l’immigration, une chance pour la France

L'Élysée a choisi, pour présider SOS Racisme, un ancien
militant de la Ligue communiste révolutionnaire et du
syndicalisme universitaire. Il est aussi salarié de la MNEF, la
mutuelle étudiante. Pierre Bergé, sponsor de l'opération, dit
de lui « Harlem Désir est un des moments de la conscience
humaine. » Les grands concerts subventionnés, les grandes
manifestations vont commencer.


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Re: extrait du livre de Philippe de Villiers

Message par vinca le Sam 24 Oct - 17:28


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Re: extrait du livre de Philippe de Villiers

Message par LARA BAÏKAL le Sam 24 Oct - 18:14




C’est à TVLibertés que Philippe de Villiers a consacré son plus long entretien après la parution de son livre best-seller intitulé « Le moment est venu de dire ce que j’ai vu ».
Débarrassé de son statut d’homme politique, il parle sans filtre, sans volonté de plaire mais avec la ferme intention de convaincre. Le message qu’il assène avec la force d’un dissident doit être écouté et…entendu.




Merci Vinca, voici un interview sur la chaîne tv liberté


Tv liberté est exclusivement sur internet, journal le soir à 19.00


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Re: extrait du livre de Philippe de Villiers

Message par vinca le Sam 24 Oct - 19:16

je recommande vivement ce livre

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Re: extrait du livre de Philippe de Villiers

Message par vigillante le Lun 26 Oct - 18:24

Respect,monsieur de Villiers!
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Re: extrait du livre de Philippe de Villiers

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