Saint Isaac Jogues et Saint René Goupil

Aller en bas

Saint Isaac Jogues et Saint René Goupil Empty Saint Isaac Jogues et Saint René Goupil

Message par lili@ne le Lun 19 Oct - 16:34

Saint Isaac Jogues

Missionnaire jésuite au Canada (✝ 1646)

Originaire d'Orléans, il fut missionnaire jésuite et fut envoyé au Canada. En 1642, alors qu'il évangélise les indiens Hurons, il est capturé par les Iroquois qui le mutilent atrocement et en font leur esclave. Libéré par les Hollandais, il rentre en France. Mais il veut revenir sur la terre indienne et c'est là qu'il sera massacré par les indiens Mohawks en pays iroquois, à Ossernenon, actuellement dans l'État de New York.
Saint Isaac Jogues et Saint René Goupil IsaacjoguesJean de Brébeuf, Gabriel Lalemant, Charles Garnier, Antoine Daniel, Noël Chabanel, Isaac Jogues, René Goupil, Jean de La Lande, canonisés en 1930, patrons secondaires du Canada depuis 1940, ils sont devenus des figures nationales proposées en exemples à l'Église universelle. Avec nos découvreurs et nos fondateurs, ils sont nos architectes: leurs courses ont tracé nos routes d'eau et de fer; ils ont fixé le site de maintes de nos cités et donné leurs noms à d'innombrables institutions (hôpitaux, universités, collèges, écoles), à des villages, des paroisses, des routes et des rues du Québec. Davantage, c'est jusqu'au cœur même du sol qu'ils ont pénétré par leur sang répandu. (Les saints martyrs canadiens - diocèse d'Edmundston)
La célébration liturgique des saints martyrs canadiens a lieu le 26 septembre au Canada et le 19 octobre dans l'Église universelle.
Illustration: saints Jean de Brébeuf, Isaac Jogues et leurs compagnons prêtres martyrs, site des Jésuites de la Province de France.
À Ossernenon, alors en territoire canadien, en 1646, la passion de saint Isaac Jogues, prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr. Réduit d’abord en esclavage par des païens, il eut les doigts coupés, puis la tête fracassée d’un coup de hache.

Saint René Goupil

Martyr au Canada (✝ 1642)

Médecin, frère lai (laïc) jésuite et coopérateur de saint Isaac Jogues, il était missionnaire chez les Indiens. Il fut tué par un païen d’un coup de hache, à Ossernenon au Canada (*), le 29 septembre. Sa mémoire est célébrée le 19 octobre.
Il fut canonisé par Pie XI le 29 juin 1930 avec les sept autres martyrs canadiens:
René Goupil (né en Anjou), Isaac Jogues (né à Orléans), Jean de Brébeuf (né à Condé sur Vire) et cinq autres missionnaires jésuites: Antoine Daniel (né à Dieppe), Gabriel Lallement (né à Paris), Charles Garnier (né à Paris), Noël Chabanel (né à Saugues) et Jean de la Lande (né à Dieppe). Tous furent cruellement mis à mort par les Iroquois et les Hurons alors qu'ils leur apportaient la paix et la liberté de l'Évangile. Ils ont été canonisés ensemble en 1930 et déclarés patrons secondaires du Canada.
(*) un internaute nous signale: le lieu d’Ossernenon est maintenant dans la vallée du fleuve Mohawk dans l’état de New York. Le lieu dit aujourd’hui est Auriesville.
Jean de Brébeuf, Gabriel Lalemant, Charles Garnier, Antoine Daniel, Noël Chabanel, Isaac Jogues, René Goupil, Jean de La Lande, canonisés en 1930, patrons secondaires du Canada depuis 1940, ils sont devenus des figures nationales proposées en exemples à l'Église universelle. Avec nos découvreurs et nos fondateurs, ils sont nos architectes: leurs courses ont tracé nos routes d'eau et de fer; ils ont fixé le site de maintes de nos cités et donné leurs noms à d'innombrables institutions (hôpitaux, universités, collèges, écoles), à des villages, des paroisses, des routes et des rues du Québec. Davantage, c'est jusqu'au cœur même du sol qu'ils ont pénétré par leur sang répandu. (Les saints martyrs canadiens - diocèse d'Edmundston)
La célébration liturgique des saints martyrs canadiens a lieu le 26 septembre au Canada et le 19 octobre dans l'Église universelle.
À Ossernenon au Canada, en 1642, la passion de saint René Goupil, martyr. Médecin et coopérateur de saint Isaac Jogues, il fut tué par un païen d’un coup de hache. Sa mémoire est célébrée le 19 octobre.

lili@ne

Messages : 4276
Date d'inscription : 22/04/2015

Revenir en haut Aller en bas

Saint Isaac Jogues et Saint René Goupil Empty Re: Saint Isaac Jogues et Saint René Goupil

Message par lili@ne le Lun 19 Oct - 16:39

Isaac Jogues est canonisé le 29 juin 1930 par le pape Pie XI aux côtés des sept autres martyrs canadiens. De nombreuses paroisses aux États-Unis et au Canada lui sont consacrées, dont les paroisses des villes d'Asbestos et de Saint-Hubert au Québec. Des reliques d'Isaac Jogues ont été déposées à la basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec, entre autres lieux.

.

l y a une paroisse Saint René-Goupil dans le quartier Saint-Michel à Montréal, ainsi qu'un parc René-Goupil dans la même rue que l'église. Une autre paroisse René-Goupil se trouve dans le diocèse de Gatineau-Hull, et une autre dans l'État du Minnesota. Une paroisse de la Beauce québécoise, limitrophe à la Ville de Saint-Georges, porte également le nom de Saint-René-Goupil. Il y a aussi une rue nommée René-Goupil dans la ville de Saint-Jérôme (secteur Lafontaine), située en banlieue nord de Montréal. On retrouve aussi l'église Saint-René-Goupil dans la municipalité de Saint-René-de-Matane au Bas-Saint-Laurent.

lili@ne

Messages : 4276
Date d'inscription : 22/04/2015

Revenir en haut Aller en bas

Saint Isaac Jogues et Saint René Goupil Empty Re: Saint Isaac Jogues et Saint René Goupil

Message par LARA BAÏKAL le Lun 19 Oct - 16:55

Merci beaucoup Lili, très intéressant mais il faut bien dire aussi que les jésuites avec la Bible venaient aussi coloniser les Amérindiens qui ne voyaient pas cela d'un très bon oeil.

_________________
Quand l'injustice devient une loi, la résistance devient un devoir.
When Injustice becomes law, resistance becomes duty
Jefferson. 
LARA BAÏKAL
LARA BAÏKAL
Admin

Messages : 32923
Date d'inscription : 11/03/2015

Revenir en haut Aller en bas

Saint Isaac Jogues et Saint René Goupil Empty Re: Saint Isaac Jogues et Saint René Goupil

Message par lili@ne le Lun 19 Oct - 18:56

Sans doute , ils avaient raison quelque part .

lili@ne

Messages : 4276
Date d'inscription : 22/04/2015

Revenir en haut Aller en bas

Saint Isaac Jogues et Saint René Goupil Empty Re: Saint Isaac Jogues et Saint René Goupil

Message par LARA BAÏKAL le Lun 19 Oct - 19:17

Oui, ils avaient raison de défendre leurs terres et leurs croyances devant les envahisseurs
Français et Anglais qui reportaient des conflits dans ce Nouveau Monde en y impliquant les Amérindiens.


Loin d'être des sauvages, ils avaient leur propre culture...Les Jésuites et les soldats ont fait le reste...


Les Iroquois (ou Haudenosaunee) connus aussi par l'expression Cinq-Nations comprennent effectivement cinq et puis plus tard six nationsamérindiennes de langues iroquoises vivant historiquement dans le nord de l'État de New York aux États-Unis au sud du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent. La plupart des quelques 125 000 Iroquois vivent aujourd'hui enOntario au Canada et dans l'État de New York. D'autres vivent au Wisconsin, au Québec et en Oklahoma. Seule une petite minorité des Iroquois parle aujourd'hui une des langues iroquoises dont notamment près de 1 500 locuteurs du mohawk dans le village Kahnawake, au sud deMontréal.


L'origine du mot « iroquois » est obscure, mais cette appellation pourrait provenir d'une phrase souvent employée à la fin de discours iroquois, « hiro kone » (je l'ai dit). D'autres considèrent que le mot proviendrait du nom qui leur a été donné par leurs ennemis, les Algonquins : « Irinakhoi » (serpents à sonnette). Il est aussi possible que le mot provienne des pêcheursbasques qui surnommait le peuple Hilokoa (« les tueurs ») qui serait passé en langue algonquine, qui ne prononce pas le « r », à hirokoa, les Français auraient tout simplement francisé l'ethnonyme1. Toutefois, les Iroquois s'appellent eux-mêmes Haudenosaunee (peuple aux longues maisons).

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint Isaac Jogues et Saint René Goupil 260px-Iroquois_5_Nations_1650

Répartition des nations iroquoises, vers 1650

Leurs terres d'origine se situent entre les Adirondacks et les chutes du Niagara. Des traces de peuplement sont attestées dès le xe siècle av. J.-C. Auxive siècle est introduite la culture du maïs. Selon la tradition iroquoise, à cette époque il n'y avait qu'une seule tribu, habitant sur le fleuve Saint-Laurent, à qui les Algonquins apprennent l'agriculture. La formation des différentes tribus est incertaine. On sait qu'une ligue iroquoise est créée en 1570 sous le nom de Ligue des cinq nations. En 1722, les Tuscaroras entrent dans la ligue, qui devient les Six nations. La population des Iroquois est évaluée à 22 000 individus au début en 1630 et tombe à 6000 au début du xviiie siècle2.
Au xviie siècle, des guerres avec les Français, alliés aux Algonquins, aux Montagnais (Innus) et aux Abénakis, et les Britanniques, les forcent à retourner dans les limites de leurs terres ancestrales, ou, dans le cas des Iroquois christianisés par les Jésuites et persécutés par leurs compatriotes, auCanada, principalement au Québec.
En 1648-1653, les Iroquois attaquent les Hurons, les Algonquins et leurs alliés français. Ils finissent par affaiblir laconfédération des Hurons qui se dispersent. Certains prisonniers étaient adoptés (ils devenaient Iroquois) alors que d'autres étaient torturés (on leur arrachait notamment les ongles avant de les brûler vifs, à petit feu) ou frappés à coups de bâton. Les guerriers mangeaient les organes des vaincus3. En 1660, quelques centaines d'iroquois gagnent la bataille de Long Sault contre 17 français et 48 alliés amérindiens.
Lorsque Colbert devint responsable de la Nouvelle-France, cela faisait déjà 25 ans que les Iroquois dévastaient la colonie pour détourner le commerce des fourrures des Hurons et des Outaouais avec la Nouvelle-France; les Iroquois veulent profiter de ce commerce en tant qu'intermédiaires avec Albany4.
En 1667, les Agniers et les Onneiouts acceptent de conclure la paix.
La guerre reprit par ordre du ministre de la marine Jérôme Phélypeaux de Pontchartrain le 13 juin 1687: l’expédition contre les Iroquois quitta Montréal, avec 832 hommes des troupes de la marine, 900 hommes de milice et 400 Amérindiens alliés. L’avant-garde captura plusieurs Iroquois le long du fleuve. Au Fort Frontenac, l’intendant de Champigny, qui avait devancé le gros de l’expédition, s’empara de Goyogouins et d’Onneiouts pour les empêcher de porter aux villages iroquois au sud du lac, la nouvelle de l’approche de l’armée française.
Un autre groupe d’Iroquois, soi-disant neutres, qui habitaient un village près du fort, furent aussi capturés pour les mêmes raisons. En tout, 50 à 60 hommes et 150 femmes et enfants furent emmenés à Montréal. Le gouverneur Jacques-René de Brisay expédia en France 36 des 58 prisonniers iroquois, mais laissa clairement entendre qu’il aurait mieux aimé n’en rien faire.
Après la Glorieuse Révolution de novembre 1688 qui renversa Jacques II, l'allié de Louis XIV, les Iroquois apprennent des Anglais d’Albany que l’Angleterre et la France sont en guerre et abandonnent toute idée de paix. Le massacre de Lachineeut lieu le 5 août 1689 : environ 1 500 guerriers iroquois s’abattirent sur le village de Lachine, aux portes de Montréal, près des rapides du même nom. Vingt-quatre colons furent tués, 70 à 90 faits prisonniers, dont 42 ne revinrent jamais. Sur 77 maisons, 56 furent rasées par les Iroquois et leurs alliés de la Confédération des Cinq nations. Le massacre de Lachine et ses suites aurait coûté la vie à un québécois sur dix.
En 1690, l'abbé de Choisy écrit à Bussy, "Les Anglois ont été vus avec quarante huit voiles à l'entrée du fleuve Saint-Laurent. On craint fort pour Québec parce que M. de Frontenac est allé avec ce qu'il a de troupes défendre Montréal contre les Iroquois et contre plusieurs François huguenots qui se sont joints à eux."5
L'article XV des traités d'Utrecht range les Iroquois sous le protectorat de la couronne britannique6.
Pendant la guerre de Sept Ans, les Iroquois, alliés aux Anglais, assurèrent leur victoire sur le terrain terrestre, en complément de la suprématie britannique dans le domaine maritime.
Lors de la guerre d'Indépendance américaine, ils décident de s'allier à nouveau aux Britanniques, qui avaient fait des promesses aux nations indiennes concernant le respect des frontières. Cette décision s'avère cependant désastreuse pour eux : en 1779, George Washington envoie une armée envahir leurs terres ancestrales. La plupart de ces Iroquois sont repoussés jusqu'en Ontario. Au xixe siècle, un petit groupe part faire du commerce de fourrure en Alberta.
Les Iroquois restés aux États-Unis sont contraints de céder leurs terres. La plupart des tribus parviennent à éviter la déportation des années 1830, sauf les Onneiouts, qui en 1828 partent pour une réserve du Wisconsin. Les Goyogouins ont vendu leurs terres new-yorkaises en 1807 pour rejoindre des tribus apparentées en Ohio. Les Onontagués, les Tsonnontouans et les Tuscaroras vivent encore aujourd'hui dans des réserves de l'État de New York.




Les Oneidas dans la région de Green Bay Wisconsin sont les Onneiouts dans ce texte.
Leur passage existe encore de New York au Dakota, un long chemin, car ils ont reculé de plus en plus devant cette invasion.


Il y a un parallèle avec ce qui nous arrive.

_________________
Quand l'injustice devient une loi, la résistance devient un devoir.
When Injustice becomes law, resistance becomes duty
Jefferson. 
LARA BAÏKAL
LARA BAÏKAL
Admin

Messages : 32923
Date d'inscription : 11/03/2015

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum