LA TURQUIE VEUT FAIRE MONTER LES ENCHÈRES

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LA TURQUIE VEUT FAIRE MONTER LES ENCHÈRES

Message par LARA BAÏKAL le Ven 16 Oct - 19:05

Je pense que tout marché conclu avec ce pays concernant les migrants sera un marché de dupe.


Car depuis la crise syrienne, la Turquie a eu un rôle plus que discutable, laissant entrer les réfugiés en partance pour l'Europe et laisser passer les candidats djihadistes pour rejoindre la Syrie.


Sans compter les bases arrières pour certains de ces combattants.


Dans ce marché, j'ai entendu hier soir que la Turquie demandait à l'Allemagne des visas pour ses propres ressortissants pour qu'ils puissent rejoindre la forte communauté turque en Allemagne.






Migrants: la Turquie fait monter les enchères, la Hongrie ferme une nouvelle frontière
Par Fulya OZERKAN, avec Marine LAOUCHEZ à Bruxelles | AFP – il y a 1 heure 16 minutes




  • AFP/AFP - Le ministre turc des Affaires étrangères Feridun Sinirlioglu à Ankara en Turquie, le 16 octobre 2015




  • Reuters - il y a 40 minutes


La Turquie a jeté un froid vendredi en qualifiant son "plan d'action" avec l'UE, annoncé en grande pompe dans la nuit par Bruxelles pour faire face à la crise migratoire, de simple "projet" au budget "inacceptable".
La Hongrie a annoncé de son côté qu'elle allait fermer sa frontière avec la Croatie à minuit, un mois après en avoir fait autant avec la Serbie, pour couper la route vers l'Europe aux migrants qui ont justement transité par la Turquie.
Dans la nuit de jeudi à vendredi, à l'issue d'un sommet des dirigeants européens à Bruxelles, la Commission européenne avait fait part de son "optimisme" en annonçant un accord avec Ankara pour endiguer ces flux.
Mais le ministre turc des Affaires étrangères Feridun Sinirlioglu a douché l'enthousiasme bruxellois. "Ce n'est pas définitif (...) c'est un projet sur lequel nous travaillons", a-t-il déclaré devant la presse, qualifiant notamment d'"inacceptable" l'aide financière proposée par l'UE.
Face aux exigences de Bruxelles -accueillir davantage de réfugiés, renforcer la surveillance des frontières-, le plan d'action prévoit la relance des discussions sur la candidature de la Turquie à l'UE, un accès facilité aux visas pour les citoyens turcs et une aide financière.
C'est sur ce dernier point que la Turquie a tapé du poing sur la table, précisant avoir besoin d'au moins trois milliards d'euros pour la première année.
Les chefs d'Etats et de gouvernements européens se sont bien gardés de fixer le montant qu'ils sont prêts à verser, se contentant d'évoquer "de nouveaux financements, substantiels et concrets", lors du sommet de jeudi à Bruxelles.
Ces dernières semaines, l'exécutif européen avait proposé à Ankara un montant d'environ un milliard d'euros, en redirigeant vers l'aide aux réfugiés des fonds déjà envisagés pour la Turquie, dans le cadre d'autres partenariats.
Mais le chiffre de trois milliards a ensuite été évoqué, présenté par des sources européennes comme le montant minimal réclamé par Ankara.
- Frontière Hongrie-Croatie fermée -
La Commission est prête à mobiliser une partie de ce montant sur le budget de l'UE, mais son président Jean-Claude Juncker a clairement signifié aux Etats membres qu'ils allaient devoir mettre la main au portefeuille pour compléter.
"A trois semaines des élections, c'est de bonne guerre de chercher plus d'argent" du côté turc, a relevé un diplomate européen, estimant que la Turquie allait tenter de faire monter les enchères.
Si l'UE insiste, c'est que la voie maritime entre la Turquie et les îles grecques est devenu l'accès le plus emprunté chaque jour par les migrants cherchant à rejoindre l'UE.
Sur leur route vers le nord, la Hongrie a annoncé vendredi qu'elle fermerait sa frontière avec la Croatie à minuit, un mois après en avoir fait autant avec la Serbie.
La veille, Budapest venait d'achever sa nouvelle clôture anti-migrants avec son voisin croate, membre de l'UE, mais qui n'appartient pas à l'espace Shengen.
Plus de 170.000 migrants sont entrés en Hongrie via la Croatie depuis le 15 septembre, les deux pays coopérant de facto pour assurer le transit quotidien.
La Pologne, la République tchèque et la Slovaquie ont annoncé l'envoi de renforts pour aider la Hongrie à sécuriser sa frontière.
- Un Afghan abattu en Bulgarie -
Un migrant afghan a par ailleurs été tué jeudi soir par la police des frontières bulgare. Il s'agit du premier cas connu de tir mortel de forces de l'ordre depuis le début de la crise qui a vu affluer plus de 600.000 migrants en Europe, selon les derniers chiffres de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Le jeune Afghan a été mortellement touché par un tir de sommation dont la balle a "ricoché", selon la police bulgare, qui tentait d'arrêter un groupe d'une cinquantaine de migrants qui venaient de franchir illégalement la frontière turque.
Le président Rossen Plevneliev a déploré un "incident tragique". Le Haut-Commissaire de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a demandé une enquête sur le déroulement des faits.
Membre de l'UE, mais pas de l'espace Schengen de libre circulation, la Bulgarie reste en marge du principal flux de migration vers l'Europe occidentale, même si le pays a vu transiter plusieurs dizaines de milliers de personnes depuis le début de l'année.
Sofia, qui mène une politique sans concession de refoulement et de détention des migrants, a érigé dès 2013 une clôture de 30 kilomètres sur une section de sa frontière avec la Turquie, où sont mobilisés policiers et militaires.
A plusieurs centaines de kilomètres, dans le tunnel sous la Manche entre la France et l'Angleterre, un des nombreux migrants en quête de l'eldorado britannique est mort après avoir été percuté par un train.


https://fr.news.yahoo.com/migrants-turquie-plan-daction-commun-lue-projet-budget-130533199.html

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Re: LA TURQUIE VEUT FAIRE MONTER LES ENCHÈRES

Message par LARA BAÏKAL le Ven 16 Oct - 19:14

Donc si je comprends bien nous allons prendre des Turcs avec des visas réguliers pour renvoyer des migrants non admis ?




'UE répond aux demandes de la Turquie pour l'aide aux réfugiés
vendredi 16 octobre 2015 07h43
 

par Chine Labbé et Paul Taylor


BRUXELLES (Reuters) - L'Union européenne a offert vendredi à la Turquie une aide financière qui pourrait atteindre trois milliards d'euros, la perspective d'un assouplissement de l'octroi de visas à ses ressortissants et une relance des discussions sur son adhésion en échange de sa coopération face à l'afflux de réfugiés vers l'Europe.

A l'issue d'un Conseil européen consacré à la crise migratoire et dominé par la question épineuse des concessions à accorder à Ankara, dont le soutien est jugé clé dans de nombreuses capitales, les dirigeants de l'UE ont fait savoir qu'ils s'étaient mis d'accord sur un "plan d'action" commun.


Bien que ce plan ne précise pas le montant de l'aide "substantielle et concrète" qui sera apportée à la Turquie, la chancelière allemande, Angela Merkel, a déclaré que le chiffre de trois milliards d'euros demandé par les Turcs avait été discuté.


Aucun montant n'a toutefois été arrêté et beaucoup dépendra des mesures concrètes mises en oeuvre par les deux parties, a-t-elle dit.


"Il s'agit de savoir ce que ces fonds peuvent avoir comme effet", a de son côté déclaré François Hollande, ne reprenant pas le chiffre de trois milliards d'euros.


Au terme d'un Conseil qui s'est achevé aux premières heures du jour vendredi, il a été offert à la Turquie la perspective d'une accélération de la libéralisation de ses visas, sous réserve qu'elle respecte certains engagements.



DONNANT-DONNANT   




A l'occasion de discussions à Ankara avant la tenue du Conseil, des ministres turcs ont demandé à une délégation de la Commission européenne de commencer à assouplir l'obtention de visas au milieu de l'année prochaine, selon des responsables européens.

Angela Merkel, qui est attendue dimanche dans la capitale turque, a souligné le rôle indispensable du pays dans l'effort européen pour "organiser et freiner le mouvement de réfugiés".

Environ deux millions de réfugiés syriens se trouvent actuellement en Turquie.

Le président français a toutefois mis l'accent sur la nécessité de ne pas entretenir de "malentendu ou d'ambiguïté" avec ce partenaire.

"Nous avons (...) insisté pour que, si libéralisation des visas il doit y avoir, avec la Turquie, ce soit sur des bases extrêmement précises et contrôlées", a souligné François Hollande lors d'un point presse.

"Il ne faudrait pas que la libéralisation des visas (...) conduise à ce qu'il y ait des personnes qui viennent de Turquie dont on ne serait pas sûrs de l'identité", a-t-il ajouté.



Ce processus doit se faire parallèlement à la réadmission par la Turquie de migrants irréguliers refoulés par l'Union, a-t-on par ailleurs souligné de source diplomatique française.




Les chefs d'Etat et de gouvernement européens se méfient d'une possible exemption de visas pour les 78 millions de Turcs, que demande le président Recep Tayyip Erdogan. Une "libéralisation" des visas se cantonnerait probablement dans un premier temps aux visas d'affaire et étudiants.

Autre concession, les dirigeants réunis à Bruxelles se sont engagés à redonner une impulsion à des négociations moribondes sur la candidature de la Turquie au bloc européen, sans préciser comment.

"La procédure d'accès doit être revigorée, avec la perspective de progrès dans les négociations en accord avec le cadre déjà prévu", disent-ils dans leurs conclusions.

Selon des sources européennes, les Turcs demandent l'ouverture de six nouveaux "chapitres" de leur candidature. Il n'existe toutefois pas de consensus sur le sujet parmi les Vingt-Huit, dit-on de source diplomatique française.

Le Conseil européen s'est par ailleurs efforcé de donner un nouvel élan aux décisions prises le mois dernier et a notamment retenu l'idée de la création, à terme, d'un corps de gardes-frontières européens, qui sera "progressivement mis en place", selon François Hollande.

"Il fallait qu'il y ait, après les décisions du mois de septembre, des mises en oeuvre qui soient rapides et efficaces, parce que l'afflux des réfugiés ne s'est pas ralenti, et ne peut pas se ralentir tant qu'il n'y a pas une politique européenne globale", a-t-il souligné.

Les dirigeants européens ont aussi eu une longue discussion sur la possibilité de réformer le système d'asile européen, avec la création d'un mécanisme permanent de relocalisation des réfugiés. Mais il reste beaucoup de travail pour faire naître un consensus sur la question, a dit la chancelière allemande.





(avec Alastair Macdonald, Francesco Guarascio et Jan Strupczewski, édité par Bertrand Boucey)




http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKCN0SA0B420151016?pageNumber=3&virtualBrandChannel=0

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