Gouvernement : la rumeur d'un remaniement souffle à nouveau

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Re: Gouvernement : la rumeur d'un remaniement souffle à nouveau

Message par LARA BAÏKAL le Sam 12 Mai - 10:04

Si c'était le cas, je verrais bien Nicolas Hulot quitter le gouvernement et Muriel Penicaud qui est convoquée en tant que témoin assisté dans l'affaire du déplacement de Macron à Las Vegas en tant que Ministre des Finances.

Gouvernement : la rumeur d'un remaniement souffle à nouveau

Sortie de conseil des ministres, le 11 juillet dernier : beaucoup de nouvelles têtes pour ces ministres «technos» dont certains ont échoué à se faire un nom./ AFP

Alors qu'Emmanuel Macron a promis d'évaluer ses ministres au bout d'un an d'exercice, certains sont donnés partant comme Nicolas Hulot ou encore Françoise Nyssen.
«Chacun des ministres aura une feuille de route présentée avant les législatives, avec des objectifs en termes de politiques publiques et de budget. Leur efficacité sera évaluée régulièrement et je déciderai une fois par an, en lien avec le Premier ministre, de les reconduire, ou pas»… Ainsi parlait Emmanuel Macron quelques jours avant le premier tour de la présidentielle.
Un an, nous y sommes. Le gouvernement d'Edouard Philippe soufflera sa première bougie mardi prochain. L'heure de l'évaluation a donc sonné et les rumeurs sur un prochain remaniement vont bon train. «L'idée de rebattre les cartes se précise», assure un proche d'Emmanuel Macron.

Ce qui fonctionne et ce qui doit évoluer


Le processus d'évaluation a commencé le 12 février dernier. Depuis, Emmanuel Macron a reçu tous les ministres dans le bureau d'angle de l'Elysée. Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb et sa secrétaire d'État Jacqueline Gourault ont ouvert le bal, suivis de Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, de Bruno Le Maire et de Nicolas Hulot, respectivement ministre de l'Économie et de la Transition écologique et solidaire. Puis ce fut le tour de la ministre du Travail Muriel Pénicaud…
«L'idée, c'est de faire avec chaque ministre un point d'étape conséquent, une sorte de monitoring, de suivi des réformes voulues par le président», expliquait alors un conseiller de l'Élysée.
Le président de la République a donc aujourd'hui une idée précise de ce qui fonctionne et ce qui doit évoluer au sein du gouvernement dirigé par Édouard Philippe. Celui-ci ne semble pas menacé bien qu'une petite poignée de députés tente de la déstabiliser.

Des ministres sur la sellette


D'autres ministres sont, eux, plus visiblement sur la sellette. Selon Le Parisien, Françoise Nyssen pourrait être remerciée car elle a du mal à exister à son poste. Nicolas Hulot pourrait aussi faire les frais de ce réajustement car il se dit malheureux à son ministère mais il paraît compliqué, pour Emmanuel Macron de se passer d'un tel symbole. Le nom de Jacques Mezard est aussi sur toutes les lèvres. La collaboration avec le jeune ministre Julien de Normandie n'est pas évidente mais surtout, l'ancien sénateur du Cantal n'a pas été très présent sur le projet de loi logement.
Comme en septembre, le nom de Muriel Pénicaud revient aussi, tout comme celui d'Élisabeth Borne. Mais cette dernière ne peut que difficilement être remerciée en plein conflit autour de la SNCF. Cela passerait pour une victoire des syndicats en grève.
Jean-Michel Blanquer, en revanche, ne devrait pas avoir de soucis à se faire tout comme Gérad Collomb qui semble, malgré les difficultés rencontrées par la loi asile et immigration, garder la confiance du chef de l'Etat.
Mais Emmanuel Macron pourrait tout aussi bien décider de maintenir toute son équipe. Un remaniement, «on ne peut pas l'utiliser dix-huit fois dans un quinquennat. Il faut le faire au bon moment», explique l'entourage du président de la République, sibyllin.


Un remaniement pour rebondir ?

Tous les sondeurs sont d'accord, un remaniement n'a jamais fait gagner un seul point de popularité aux présidents. Lors de ses deux mandats, François Mitterrand a eu six premiers ministres ce qui ne l'a jamais vraiment aidé dans les sondages. Ce sont les cohabitations qui lui ont permis de gagner du crédit à nouveau.
Le constat est le même pour Jacques Chirac qui n'a rien retiré du remplacement de Jean-Pierre Raffarin par Dominique de Villepin. Nicolas Sarkozy, lui, n'a eu qu'un Premier ministre, et François Hollande n'a jamais bénéficié de la nomination de Manuel Valls à Matignon.
Christelle Bertrand

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Gouvernement : la rumeur d'un remaniement souffle à nouveau

Message par ledevois le Sam 12 Mai - 10:12

LARA BAÏKAL a écrit:Si c'était le cas, je verrais bien Nicolas Hulot quitter le gouvernement et Muriel Penicaud qui est convoquée en tant que témoin assisté dans l'affaire du déplacement de Macron à Las Vegas en tant que Ministre des Finances.

Gouvernement : la rumeur d'un remaniement souffle à nouveau

Sortie de conseil des ministres, le 11 juillet dernier : beaucoup de nouvelles têtes pour ces ministres «technos» dont certains ont échoué à se faire un nom./ AFP

Alors qu'Emmanuel Macron a promis d'évaluer ses ministres au bout d'un an d'exercice, certains sont donnés partant comme Nicolas Hulot ou encore Françoise Nyssen.
«Chacun des ministres aura une feuille de route présentée avant les législatives, avec des objectifs en termes de politiques publiques et de budget. Leur efficacité sera évaluée régulièrement et je déciderai une fois par an, en lien avec le Premier ministre, de les reconduire, ou pas»… Ainsi parlait Emmanuel Macron quelques jours avant le premier tour de la présidentielle.
Un an, nous y sommes. Le gouvernement d'Edouard Philippe soufflera sa première bougie mardi prochain. L'heure de l'évaluation a donc sonné et les rumeurs sur un prochain remaniement vont bon train. «L'idée de rebattre les cartes se précise», assure un proche d'Emmanuel Macron.

Ce qui fonctionne et ce qui doit évoluer






Le processus d'évaluation a commencé le 12 février dernier. Depuis, Emmanuel Macron a reçu tous les ministres dans le bureau d'angle de l'Elysée. Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb et sa secrétaire d'État Jacqueline Gourault ont ouvert le bal, suivis de Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, de Bruno Le Maire et de Nicolas Hulot, respectivement ministre de l'Économie et de la Transition écologique et solidaire. Puis ce fut le tour de la ministre du Travail Muriel Pénicaud…
«L'idée, c'est de faire avec chaque ministre un point d'étape conséquent, une sorte de monitoring, de suivi des réformes voulues par le président», expliquait alors un conseiller de l'Élysée.
Le président de la République a donc aujourd'hui une idée précise de ce qui fonctionne et ce qui doit évoluer au sein du gouvernement dirigé par Édouard Philippe. Celui-ci ne semble pas menacé bien qu'une petite poignée de députés tente de la déstabiliser.

Des ministres sur la sellette






D'autres ministres sont, eux, plus visiblement sur la sellette. Selon Le Parisien, Françoise Nyssen pourrait être remerciée car elle a du mal à exister à son poste. Nicolas Hulot pourrait aussi faire les frais de ce réajustement car il se dit malheureux à son ministère mais il paraît compliqué, pour Emmanuel Macron de se passer d'un tel symbole. Le nom de Jacques Mezard est aussi sur toutes les lèvres. La collaboration avec le jeune ministre Julien de Normandie n'est pas évidente mais surtout, l'ancien sénateur du Cantal n'a pas été très présent sur le projet de loi logement.
Comme en septembre, le nom de Muriel Pénicaud revient aussi, tout comme celui d'Élisabeth Borne. Mais cette dernière ne peut que difficilement être remerciée en plein conflit autour de la SNCF. Cela passerait pour une victoire des syndicats en grève.
Jean-Michel Blanquer, en revanche, ne devrait pas avoir de soucis à se faire tout comme Gérad Collomb qui semble, malgré les difficultés rencontrées par la loi asile et immigration, garder la confiance du chef de l'Etat.
Mais Emmanuel Macron pourrait tout aussi bien décider de maintenir toute son équipe. Un remaniement, «on ne peut pas l'utiliser dix-huit fois dans un quinquennat. Il faut le faire au bon moment», explique l'entourage du président de la République, sibyllin.


Un remaniement pour rebondir ?





Tous les sondeurs sont d'accord, un remaniement n'a jamais fait gagner un seul point de popularité aux présidents. Lors de ses deux mandats, François Mitterrand a eu six premiers ministres ce qui ne l'a jamais vraiment aidé dans les sondages. Ce sont les cohabitations qui lui ont permis de gagner du crédit à nouveau.
Le constat est le même pour Jacques Chirac qui n'a rien retiré du remplacement de Jean-Pierre Raffarin par Dominique de Villepin. Nicolas Sarkozy, lui, n'a eu qu'un Premier ministre, et François Hollande n'a jamais bénéficié de la nomination de Manuel Valls à Matignon.
Christelle Bertrand


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