Vendée - Les Reines des Sables d 'Olonne

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flower Vendée - Les Reines des Sables d 'Olonne

Message par LARA BAÏKAL le Sam 31 Mar - 11:19

Ces jolies coiffes en dentelle amidonnée qui s'élèvent tout droit vers le ciel, les jupes noires courtes et les hauts aux couleurs vives, le costume des Sablaises Smile


L’élection des Reines des Sables-d’Olonne a lieu dimanche 1er avril

C'est ce dimanche 1er avril qu'aura lieu l'incontournable gala des reines au cours duquel la Reine 2018 et ses ambassadrices seront élues. Et ce n'est pas un poisson !


Publié le 29 Mar 18 à 18:12|Modifié le 29 Mar 18 à 18:12

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Bientôt la fin du règne pour les actuelles Reines des Sables qui vont laisser la place à trois nouvelles. (©JDS)

Les quatre candidates à l’élection des Reines des Sables se sont présentées samedi 24 avril devant un jury composé de six membres. Dans la salle des mariages de la mairie, Maëlyne, Bérénice, Marine et Chloé, se sont appliquées à être à la fois naturelles, souriantes, gracieuses… dans leur costume de sablaise. Le but, convaincre pour être l’heureuse élue !

Sous contrôle d’un huissier de justice, Florian Roussin, l’élection de la Reine des Sables et de ses deux ambassadrices se déroule en trois temps. Les internautes avaient jusqu’au 23 mars pour se prononcer en ligne, via le site de l’association organisatrice Sables Traditions. « Plus de 1 300 votes ont été comptabilisés et compteront pour 30 % dans le résultat ».

Les candidates se sont ensuite présentées, samedi 24 mars, devant un jury « de personnalités associatives sablaises, présidé par Clément Charrier, retraité, ancien président des services de la CCI ». Ce vote et celui du jury le soir de l’élection seront pris en compte pour 35 % chacun.

Un nouveau spectacle


« Les candidates sont réellement passionnées et impliquées », constate David Pilot, vice-président de Sables Traditions. Maëlyne Blanchard, Bérénice Mornet, Marine Bourgeois et Chloé Vallade dansent toutes quatre au Quadrille sablais.

Lors du gala, qui se déroulera le dimanche 1er avril à 20 h 30 aux Atlantes, elles présenteront, avec les autres danseuses, un nouveau spectacle sur le thème du music-hall. « Steve, Camille et Geoffrey, metteurs en scène et chorégraphes du Quadrille sablais, jouent avec les époques, mélangent le moderne et le traditionnel. » Petit rappel : ce gala est ouvert à tous.


https://actu.fr/pays-de-la-loire/sables-dolonne_85194/lelection-reines-sables-dolonne-lieu-dimanche-1er-avril_16148687.html

 

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flower Re: Vendée - Les Reines des Sables d 'Olonne

Message par LARA BAÏKAL le Sam 31 Mar - 11:56

Vendée - Les Reines des Sables d 'Olonne Par+3




Un peu d'histoire à propos de ce costume comme bien d'autres autrefois en France Smile


LA SABLAISE, FEMME DE MARIN

 L'histoire des Sables d'Olonne et de la Chaume est avant tout marquée par la pêche. Dès le Moyen-Age, les Sablais s'orientent résolument vers ce secteur d'activité. Après la grande aventure des morutiers de Terre-Neuve aux XVIIème et XVIIIème siècles, les Sablais se tournent vers la sardine et le thon. Une grande partie de la population vit de près ou de loin de la pêche. Elle réside essentiellement dans les quartiers du Passage et de la Chaume, qui entourent le port. Dans cette communauté maritime la place de la femme est essentielle. Ouvrière de conserverie, ramendeuse de filets, épouse et mère de marin, ses attributions sont multiples. Son costume unique en France et sa figure de travailleuse de la mer en font le véritable emblème de la cité.


 LA SABLAISE, IMAGE D’UNE CITE


 La naissance d’une icône par la photographie Si les premières gravures de Sablaises apparaissent au milieu du XIXème siècle, c'est véritablement la photographie qui popularise le mythe de la Sablaise. Ce nouveau médium apparaît aux Sables d’Olonne durant la décennie 1860. Le port connaît alors une nouvelle période de prospérité avec l'essor de la pêche à la sardine. Deux iconographies de Sablaises cohabitent sur les photographies : la travailleuse de la mer et la bourgeoise. Les premiers clichés sont facilement identifiables de par leurs petits formats, souvent collés sur carton. Le photographe appose son cachet au verso. Les moyens de l'époque qui comprennent l'utilisation de produits chimiques, nécessitent de longues prises de vues. Par commodité Jules Robuchon (1840-1922), l'un des premiers à photographier les Sablaises, réalise ses portraits dans son studio de Fontenay-leComte. L'arrière-plan représentant la rade des Sables d’Olonne est une simple tenture peinte, plantant le décor.




 La popularisation de l’iconographie de la Sablaise au XXème siècle


 La figure de la pêcheuse est assez proche d'un port à l’autre : vêtue d'un costume très simple, elle porte un panier à poissons posé sur la hanche. A la fin du XIXème siècle, l'image de la Sablaise se transforme peu à peu, son costume évolue. La coiffe devient l'élément emblématique de cette femme de marin. Son costume, unique en France, singularise la Sablaise et en fait une icône locale. D'abord réservé aux plus aisés, le tourisme se démocratise avec l'arrivée des congés payés. Les photographes, tel René Amiaud, proposent aux estivants de prendre la pose en habits sablais pour des photos-souvenirs. Le Sablaise devient l’icône de la station. Madame Amiaud posait régulièrement pour son mari. La carte postale, apparaissant à la fin du XIXème siècle, contribue également largement à en diffuser l'image Les groupes folkloriques Les années 30 sont marquées par le renouveau des traditions folkloriques dans tout l'Hexagone. En Vendée des groupes se créent dans la région du marais Breton et des Sables d'Olonne. Yvonne Cacaud, la sœur de l'archéologue Marcel Baudouin, fonde un groupe à Croix-de-Vie ainsi qu'un musée d'ethnographie. La figure de la Sablaise fait partie intégrante de ce groupe. Aux Sables d’Olonne, Arnault Astra, photographe et président du comité des fêtes, fonde en 1936 Le Quadrille vendéen. Ce groupe de danse confère à la Sablaise une renommée certaine lors de ses multiples manifestations. La figure incontournable de Léo David, homme de scène (1911-2002) crée le groupe de danse le Nouch en 1950, redonne à la Sablaise une renommée lié à la mer. En patois « Nouch » signifie nœud marin ou mieux de l'amitié. C'est aussi le nom d'un haut-fond au large des Sables d’Olonne. L'attachement au milieu maritime reste une constante dans l'esprit du groupe, encore vivace aujourd’hui. La Sablaise dans la chanson et la littérature La chanson à bord d'un bateau accompagne le travail, les chants rythmant les manœuvres. A terre, chanter a longtemps fait partie du quotidien. Chaumois et Sablais avaient l'habitude de vivre en dehors des maisons, notamment sur les quais toujours très animés. La Sablaise fait partie intégrante du répertoire, sert d'illustration aux chansons. La Sablaise, signée Fernand Charrier, reproduite en couverture d’un prospectus du Syndicat d’initiative, apparaît par exemple sur les affiches de la station et divers autres documents. Le monde de la mer reste un sujet inépuisable d'inspiration pour les écrivains. Les Sables d'Olonne servent de cadre à de nombreux romans populaires. Pierre Gourdon publie en 1930 Le fiancé disparu qui relate les histoires de cœur d'une jeune fille du quartier du Passage. Il faut noter que la couverture de l'ouvrage s'inspire inévitablement d'une carte postale de sablaise. Les reines des Sables Succédant aux Rosières apparues au XIXème siècle, les premières reines des Sables sont élues en 1922. Le Comité des fêtes célèbre la beauté et la vertu des Sablaises et octroie à la reine une petite allocation. La Sablaise s'est alors définitivement affirmée comme le symbole de la cité. Comme pour les Rosières, les candidates sont issues des familles de marin. Le costume de la reine, celui des années 30, est resté presque inchangé depuis lors. Après guerre, Léo David, par ailleurs fondateur du Nouch, marqua durablement de son empreinte l'élection des reines. La reine des Sables et ses deux demoiselles d'honneur sont ensuite présentes aux grandes manifestations comme le Tour de France ou les fêtes des fleurs. La tradition se perpétue encore chaque année, avec l'élection des reines, permettant la conservation de l'identité sablaise et chaumoise.



LE COSTUME


L'évolution du costume de la Sablaise
Les premières représentations du costume de Sablaise datent essentiellement du milieu du XIXème
siècle. Les lithographies d'Hastrel de Rivedoux mettent souvent en scène une bourgeoise
(« Grisette ») avec une marchande de poissons. Son costume est avant tout celui du travail et donc
sans fioriture : pantalon, jupon, tablier. La coiffe se résume à un bonnet lacé à l'arrière de la tête.
En hiver, la Sablaise abandonne le châle au profit d'une mante en laine volumineuse. L'évolution
de la mode au début du XIXème siècle s'approprie les codes de la noblesse et de la bourgeoisie. La
loi de 1791 abolit en effet les restrictions vestimentaires valables pour les différents ordres. A la
coiffe de la marchande de poissons répond la coiffe frison de la bourgeoise.


A la fin du XIXème siècle, le bonnet se mue peu à peu en coiffe. Deux ailettes poussent de chaque
côté de la coiffe et le dalet sur le front fait son apparition. Les tabliers sont souvent de couleurs très
vives. L'image actuelle de la Sablaise est une création récente issue du costume des années 30.
Les deux ailettes se rejoignent alors pour former une coiffe pyramidale qui rivalise avec celle de l'Alsacienne et de la Bigoudène. Ses autres attributs sont une jupe noire et une paire de petits sabots. Le panier à poissons a quant à lui disparu. Les coiffes, les bijoux et les sabots de la Sablaise La coiffe est l'élément le plus emblématique du costume sablais. La coiffe est réalisée de manière artisanale exigeant un précieux savoir-faire. Du bonnet tuyauté à la coiffe des reines, la coiffe s'est considérablement modifiée en l'espace d'un siècle, de sa naissance à son envol progressif. Le dalet, motif en dentelle tombant sur le front, apparaît vers 1890. A la même période les liens pendants se recourbent vers la nuque. La coiffe atteind une hauteur impressionnante au milieu des années 30, conservée depuis lors. Jusqu'à une date récente, la Sablaise portait encore la coiffe pour le travail dans les conserveries ou lors du déchargement du poisson. Elle était alors de petites dimensions pour des raisons de commodité. Il existe en effet différents types de coiffe variant selon les évènements, pour la sortie du dimanche, les mariages, les deuils ou le travail. Les bijoux emblématiques de la Sablaise sont les autrichiennes ornées de camées. Transmise de génération en génération, cette paire de boucles d'oreille en or est décorée d'une figure féminine en nacre gravée en relief. Elle est souvent portée au quotidien par les Sablaises bien qu’il s’agisse d’un parure d’apparat. La Sablaise porte également à la ceinture une petite chaîne en argent avec une agrafe. Cette « châtelaine » ou « chaîne de ventre » permet d'accrocher une petite paire de ciseaux, très pratique pour travailler dans une usine de conserves ou sur les quais. Autre attribut incontournable de l'habit de la Sablaise : le sabot. Contrairement aux costumes d’autres provinces, celui de la Sablaise remplace les chaussures par une paire de petits sabots, particulièrement fins dont le nez pointu est assez fragile. Les danseuses du Nouch les portent encore aujourd’hui. 


LE TRAVAIL


 Le déchargement du poisson Une fois revenus au port, les marins déchargeaient la pêche directement du bateau ou des annexes. Les femmes, patientant le long des quais, devaient ensuite se passer les thons les uns après les autres pour les aligner dans des charrettes à bras. La sardine par contre était stockée à l'aide de petits casiers en bois sur lesquels était inscrit le matricule du bateau. Les prises étaient ensuite vendues soit à la criée, soit aux conserveries. La poissonnerie quartier du Passage, datant de 1885, fut remplacée en 1962 par le centre de marée. Les ramendeuses Les filets (les « rets ») de pêche raclant le fonds de l'océan s’abîment et nécessitent des réparations régulières. Un fois à terre, le filet est lavé à l'eau douce puis mis à sécher sur de grands pieux (les « pous ») comme ceux de la place Maraud. Il est ensuite étalé dans des cours ou, le plus souvent, le long des quais. Le ramendage est une tâche essentiellement féminine et l’on dénomme ces femmes qui y travaillent ramendeuses, tapineuses, garçonnes ou encore ravaudeuses. La réparation se fait à l'aide de lin et d'une aiguille à ramender (la navette) dont il existe plusieurs modèles. Le ravaudage doit être exécuté rapidement afin que les filets soient réutilisées dès les pêches suivantes. Les conserveries Après la période noire des guerres de la Révolution et de l'Empire, le port des Sables d'Olonne connaît un essor remarquable au milieu du XIXème siècle. Le retour des capitaux extérieurs (nantais et bretons) coïncide avec l'implantation de conserveries aux Sables d'Olonne. Les évolutions techniques de stérilisation permettent la mise en boîtes de conserve de la sardine. C'est pourquoi les Sablais, qui ont pratiqué la pêche hauturière à la morue au XVIIème siècle, se tournent alors vers la pêche à la sardine puis vers celle du thon. Les conserveries, appelées d'abord « confiseries », emploient une main d'œuvre essentiellement féminine. Il s'agit d'un débouché très important pour les Sablaises. Le plus fort de l'activité s’effectue l'été, période de la pêche à la sardine. Il s'agit d'une pêche journalière menée près des côtes. Au retour des poissons, les ouvrières sont appelées à l'usine par des sirènes. Les conditions de travail sont particulièrement exigeantes et les salaires bien bas. En 1909, les Sables d'Olonne comptent 12 conserveries employant 965 femmes et 201 hommes. La main d'œuvre locale n'étant pas toujours suffisante, les usines embauchent des Bretonnes, notamment pour encadrer le personnel. La dernière conserverie ferme ses portes au début des années 90. 


LA VIE QUOTIDIENNE
 Le mariage


 Le milieu maritime sablais pratique traditionnellement une forte endogamie. Un peu plus de la moitié des femmes de marin sont elles-mêmes filles de marin. Les mariages avec des Bretons ne sont pas rares, du fait de la présence des Bretonnes venues travailler dans les conserveries ou des échanges avec d'autres ports comme l'Ile de Groix. La Sablaise se marie en moyenne à l'âge de 25 ans. Sa place dans la société est considérable. En effet, le mari peut partir pendant plus d'un mois pour la pêche au thon et enchaîne rapidement les campagnes. La femme doit donc gérer la foyer tout en exerçant souvent une activité professionnelle, comme ouvrière de conserverie.


 Le deuil


 En moyenne, un quart des naufrages de Vendée concerne le port des Sables d'Olonne. Le XIXème siècle fut particulièrement meurtrier pour les marins-pêcheurs sablais. La plupart des « fortunes de mer » a lieu durant la saison hivernale en raison des mauvaises conditions météorologiques. Les naufrages ont durablement marqué les foyers sablais et chaumois. Certains se sont déroulés juste à l'entrée du port réputé pour son accès délicat. Les catastrophes maritimes sont particulièrement nombreuses. La tempête de janvier 1881 causa la mort de 51 marins dont le père du futur peintre de marine Paul-Emile Pajot. La mère de Paul-Emile se retrouva ainsi veuve à l'âge de 31 ans avec quatre enfants à charge. La disparition du corps des pêcheurs pose parfois des problèmes, notamment lors du remariage de la veuve. 




Les femmes de marin


 La solidarité des gens de mer aux Sables d'Olonne est à souligner. Les femmes de marin ont très tôt ressenti le besoin de se regrouper, d'abord pour échanger. Elles ont été parmi les premières en France à s'associer. Le mode de vie de la communauté maritime est très atypique : du fait de l’absence régulière des marins partis en mer, la gestion du budget familial, l'éducation et l’organisation du quotidien sont du ressort de la femme du pêcheur. Le port des Sables d'Olonne reste aujourd'hui l'un des plus dynamiques de France, ce qui explique la présence nécessaire d'une Association des Femmes et familles de pêcheurs. 


http://www.lemasc.fr/media/sablaise_def__044918400_1417_04042014.pdf

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