LE RETOUR TRIOMPHAL DE BUFFALO BILL EN FRANCE

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LE RETOUR TRIOMPHAL DE BUFFALO BILL EN FRANCE

Message par LARA BAÏKAL le Lun 5 Fév - 21:14

LE RETOUR TRIOMPHAL DE BUFFALO BILL EN FRANCE
Publié le 22/01/2018
Auteur: 
Priscille Lamure




à l'ouest rien de nouveau et bien si, Buffalo Bill est venu à La Rochelle et 
cela explique tout  je me marre 1   rigolo 2 rire






Illustration parue dans Le Petit Journal du 23 mai 1905 montrant le Colonel Cody, dit « Buffalo Bill » - source : RetroNews-BnF


EN 1905, APRÈS SEIZE ANS D’ABSENCE, LA TROUPE D’AMUSEURS AMÉRICAINS REVIENT DANS L’HEXAGONE ; CHEVAUX, REVOLVERS ET CASCADES DE COWBOYS SONT PROPOSÉS À UN PUBLIC FRANÇAIS ÉBERLUÉ.
En 1889, à l’occasion de l’Exposition universelle, le colonel William Frederick Cody, dit « Buffalo Bill », débarquait à Paris pour offrir aux Parisiens un spectacle inoubliable : le Wild West Show.
Quelque seize années plus tard, en 1905, le héros de la conquête de l’Ouest est de retour à Paris dans le cadre du Carnaval. Mais, cette fois-ci, il a prévu d’entamer une grande tournée à travers toute la France. Son arrivée ébouriffante crée l’événement et l’excitation des Français est à son comble.
En effet, comme le rapporte Le Journal du 1er avril 1905, les Parisiens sont nombreux à accourir pour voir de leurs propres yeux et acclamer « l’élégant cavalier, aux yeux d’acier, aux cheveux magnifiques, ce champion des tueurs de buffles sauvages, cet intrépide héros ».
On raconte que Buffalo Bill aurait abattu 82 buffles en une seule journée à l’aide de son fidèle fusil, qu’il a d’ailleurs nommé « Lucrèce Borgia » car il tue infailliblement.
« De la vaillance, de la force, de la souplesse, de l’adresse, du courage, de l’héroïsme, voilà ce que l’on verra chez Buffalo ; on y prendra des leçons d’énergie, d’endurance et de beauté ; on y respirera le souffle sacré de l’intrépidité et de la gloire… »


Arrivée à Paris à la fin du mois de mars 1905, la troupe du célèbre colonel installe son immense campement sur le Champ-de-Mars. Le rédacteur de La Petite République rapporte ainsi que « ce n’est pas un spectacle banal que celui de toutes ces tentes qui mettent leur note blanche et gaie au pied de la Tour Eiffel et du Trocadéro. » 
« À peine a-t-on pénétré dans le camp que l’on est frappé par l’étrangeté du spectacle. Indiens, Cosaques, Hongrois et Mexicains vont et viennent autour de leurs tentes, mêlant l’originalité amusante de leurs costumes, cependant que des cavaliers de tous les pays soignent ou exercent leurs montures, et que des cowboys traversent au grand galop les chemins les moins accessibles. »


En effet, en plus de présenter au public des reconstitutions – souvent caricaturales – de la vie au Far-West, des batailles épiques et des captures de chevaux au lasso, le colonel Buffalo Bill a rehaussé son spectacle d’attractions nouvelles grâce à des cavaliers venus des quatre coins du monde parmi lesquels, entre autres, des Japonais, des Arabes, des Cubains, des Chinois, des Italiens, des Russes ou encore des Anglais.
Le plus étonnant est que, contrairement à une troupe de théâtre, les hommes du colonel Cody ne sont pas des acteurs mais de véritables soldats ; huit cents hommes de nationalités diverses, connaissant les us et coutumes des armées internationales. Cette troupe bigarrée reste deux mois dans la capitale, le temps nécessaire pour pouvoir contenter le Tout-Paris à raison de deux représentations par jour, souvent à guichets fermés, sous le vaste chapiteau de 125 mètres de longueur sur 40 mètres de largeur.
Le 4 juin 1905, la bande prend la route pour sillonner la France durant tout l’été. Et quand Buffalo Bill parcourt le pays pour parader dans les grandes villes, il ne passe pas inaperçu : son convoi exceptionnel est constitué de trois trains spéciaux, cinq cents chevaux et huit cents hommes. C’est ainsi que des hordes de sympathiques « Peaux-Rouges », coiffés de plumes et parlant par signes, débarquent avec leurs chevaux dans les paisibles villes de France, faisant l’admiration d’une foule de « visages pâles » enthousiastes.
Le rédacteur de L’Indépendant du Cher dresse un panorama des réjouissances proposées par Cody et ses hommes tandis que la ville de Bourges s’apprête à accueillir le spectacle au mois d’août 1905 :
« [Les] impétueuses charges de cavalerie par les vétérans des armées anglaises et américaines, les danses de guerre des Indiens, les courses folles des cowboys, les tirs stupéfiants du colonel Cody et de Johnny Baker, l’attaque de la diligence de Deadwood, [ces] numéros qui ont le plus excité l’admiration du public parisien pendant les deux mois d’exhibition de Buffalo Bill au Champ-de-Mars, à Paris… »
Le rédacteur insiste également sur le caractère éducatif du spectacle. Le Wild West Show de Buffalo Bill, ajoute-t-il, « offre une leçon de choses des plus amusantes et des plus utiles, et que vraisemblablement on ne verra pas de sitôt ».
Lors de leur passage à Vichy, le shah de Perse en personne vient assister à la représentation du spectacle de Buffalo Bill. Il l’a d’ailleurs « félicité, en déclarant qu’il n’avait jamais rien vu de semblable », évoque un rédacteur de L’Écho Rochelais en septembre 1905, impatient de voir arriver la troupe à La Rochelle.  Smile
Après avoir présenté son spectacle dans une centaine de villes françaises, l’inoubliable colonel à la chevelure et à la barbe argentées quittait la France qu’il aimait tant, sans espoir de retour.
Toutefois, l’engouement phénoménal qu’il réussit à susciter avec son célèbre spectacle contribua à ancrer durablement la légende de Buffalo Bill dans les esprits français.
https://www.retronews.fr/actualite/le-retour-triomphal-de-buffalo-bill-en-france


Dernière édition par LARA BAÏKAL le Lun 5 Fév - 21:38, édité 1 fois

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Buffalo Bill : son show enflamme les Parisiens en 1889

Message par LARA BAÏKAL le Lun 5 Fév - 21:23

lasso Les tatankas charentaises dans le marais, le cheval,le Mississippi rétréci sous le pont de la Charente .... rire

Buffalo Bill : son show enflamme les Parisiens en 1889


  • Par  Marie-Aude Bonniel 
  • Mis à jour le 09/01/2017 à 19:03 
  • Publié le 09/01/2017 à 18:54


LES ARCHIVES DU FIGARO - Il y a 100 ans, le 10 janvier 1917 disparaissait Buffalo Bill. Cette figure légendaire de l'ouest américain s'est fait connaître grâce à son Wild West Show à travers le monde. À chacun de ses séjours en France, en 1889 et 1905, c'est un triomphe.

Buffalo Bill. Un nom, une légende. William Frederick Cody, plus connu sous le nom de Buffalo Bill, symbolise la fameuse conquête de l'Ouest. C'est en 1867, que ce jeune homme, engagé dans l'armée américaine, devient Buffalo Bill. Il est baptisé ainsi en raison du nombre considérable d'animaux qu'il a tué dans les prairies américaines. D'après Le Figaro au cours de l'année 1867, «il ne tua pas moins de 4800 buffles- chiffre officiellement constaté. Et depuis il a continué…»


Des scènes de vie du Far-West


De 1883 à 1913, William Cody crée le Wild West Show. Ce spectacle contribue à forger sa légende. Son premier spectacle en mai 1883 est rodé dans le Nebraska, puis Buffalo Bill part conquérir le Vieux Continent. Il débarque en France en 1889 à l'occasion de l'Exposition Universelle à Paris. Quasi inconnu des Français, Le Figaro,dans son édition du 16 avril 1889, note que le journal «peut se vanter d'avoir initié, par la plume de son collaborateur à Londres, M. T. Johnson, le public français à cette gloire, aujourd'hui encore bien yankee, et demain, certainement très parisienne …» En effet, dans un reportage daté du 11 mai 1887, Le Figaro évoque «la représentation fantastique donnée par la troupe de Buffalo Bill» à Londres à l'occasion de l'Exposition américaine. «Le spectacle se compose de toutes les scènes de la vie du Far-West: attaque des mineurs par les Peaux-Rouges, chasses aux buffles, prises des chevaux avec le lasso etc. Rien de plus étonnant, rien de plus émouvant que ces exercices dans lesquels galopent deux ou trois cents cavaliers qui semblent vissés sur leurs selles». Buffalo-Bill a déjà enthousiasmé les Anglais, à commencer par le prince de Galles précise le journal en 1887.



Buffalo Bill, le «Robinson Crusoë du Nouveau Monde»


Comme le souligne Le Figaro, Buffalo Bill est en quelque sorte le Robinson Crusoë du Nouveau Monde, mais il a l'avantage «inestimable d'être en chair et en os». Son arrivée en France en mai 1889 est «un véritable événement». Les journalistes sont conviés à venir assister à son arrivée au Havre. Georges Grison, le journaliste du Figaro, relate avec une multitude de détails l'arrivée de cette «étrange compagnie». Le bateau, le Persian Monarch est en retard. Ce retard «inquiète et irrite» le président du comité d'administration de la troupe. Celui-ci décide alors d'aller au devant du bateau, en emmenant quelques journalistes: Léon Sari, ex-directeur des Folies-Bergère pour le compte d'un journal du matin, Fernaud Xau de l'Echo de Paris ou encore Alfred Capus du Gaulois.



L'ambiance est plutôt bonne enfant sur le steamer. Au bout de deux heures, toujours aucun bateau: «Navire! crie Xau pour la vingtième fois. Mais pour le coup, il a raison! on aperçoit à l'horizon un petit panache de fumée. C'est lui, c'est le Persian Monarch!» Les journalistes s'exercent alors à imiter le cri des indiens: «Ce n'est plus qu'un concert de hululements assourdissants» plaisante le journaliste du Figaro. À la rencontre du Monarch, on reprend en coeur les «hulululululu» pour accueillir la compagnie de Buffalo Bill. Enfin ils aperçoivent le célèbre chasseur, «Un homme de haute stature, aux longues moustaches et aux longs cheveux noirs bouclés». Il est entouré des fameux Peaux-Rouges «aux visages éclatants et bariolés».




Les mouchoirs ramassés au galop électrisent un public blasé


Après la visite de rigueur du service de «Santé», toute la troupe est embarquée dans un train spécial. Le grand spectacle doit être inauguré en présence du président de la République le 18 mai 1889. Le 21 mai 1889, Le Figaro affirme que «la représentation n'a pas été au-dessous de la réputation qui avait précédé ici la Buffalo Bill's Company. Rien n'est plus original ni plus pittoresque: l'entrée au galop comme le défilé final, l'attaque de la diligence comme les exercices de tir de miss A. Oakley, la capture des chevaux sauvages au lasso et les difficultés d'équitation qu'ils présentent, la chasse aux buffles et l'exercice des mouchoirs ramassés au galop- tout cela a successivement enthousiasmé un public somme toute blasé- mais que la belle stature du colonel Cody (Buffalo Bill)- la présence d'un détachement de l'armée américaine et l'ovation faite au drapeau des Etats-Unis avaient dès l'abord très favorablement disposé».




Les Indiens paraphent à leur façon[size=19] Le Figaro de la Tour[/size]


Le Figaro publie une Édition spéciale lors de l'Exposition universelle: le journal «est rédigé, composé, cliché et tiré à la deuxième plate-forme de la Tour». On apprend qu'une quarantaine d'Indiens de la troupe de Buffalo font l'ascension le 9 août 1889 de la dame de fer. En redescendant, ils envahissent les locaux du Figaro et souhaitent avoir leurs noms imprimés dans Le Figaro de la Tour: «Comme ils ne savent point écrire, le major Burke les a fait défiler militairement devant lui. À chacun il faisait toucher le porte-plume, traçait une croix et, en regard, écrivait le nom de l'Indien. C'est ainsi, parait-il, que les Peaux-Rouges ont signé tous leurs engagements. Avoir touché la plume avec la main leur suffit. C'est leur façon de parapher».



Le Tout-Paris accourt


Cette troupe «unique au monde» attire de plus en plus de monde. Le succès est indiscutable: «On a refusé, dimanche, sept à huit mille personnes et presque autant lundi, la Préfecture n'autorisant, jusqu'à nouvel ordre, l'entrée des tribunes qu'à dix mille personnes seulement. Un avis sera placardé à la porte dès que l'hippodrome sera rempli» écrit Le Figaro du 26 mai 1889. Une foule de personnalités s'y côtoient chaque jour: on peut remarquer Madame Sarah Bernhardt ou encore les ducs d'Aumale ou de Penthièvre.



En 1905 la France entière est conquise


Lors de son second passage en France en 1905, la troupe reste à Paris




jusqu'au 4 juin 1905: le «Célèbre Cody fait courir tous les jours au Champs de Mars des multitudes de Parisiens de tous les âges et de toutes les conditions» écrit Le Figaro du 13 mai 1905. Ce spectacle est sans pareil: «Inimitable! C'est par ses proportions colossales, ses 800 acteurs, ses 500 chevaux de selle, ses 250 chevaux de trait, ses 80 wagons que Buffalo Bill est tout d'abord inimitable […], c'est par ses peuplades de Peaux-Rouges, par ses reconstitutions historiques absolument exactes, que la Wild West est inimitable». À part un seul Indien, tous les autres n'ont jamais fait le déplacement à Paris, nous rapporte le journal du 30 mars 1905. Certains parlent l'anglais, «Les autres font des signes pour s'exprimer ou emploient un langage où les “ah” et les “rara” sont les expressions favorites. Il paraît que de sont des expressions de joie et de contentement».


En ce printemps 1905, la troupe crée la surprise en se joignant à la célèbre cavalcade de la mi-carême: «Tous fiers de se retrouver à pareille fête, les braves Peaux-Rouges secouaient leurs panaches de plumes multicolores et faisaient évoluer leurs petits chevaux et leurs mustangs...». Ce fut un défilé merveilleux.


L'été 1905, la troupe sillonne la France entière: pas moins de cent villes accueillent la troupe de Buffalo. C'est vraiment la «great attraction» du moment: en aucun cas, il ne faut la manquer: «Vous reverrez toujours des rois, des princes , des théâtres, des revues militaires, mais vous ne reverrez jamais la gigantesque exhibition de Buffalo Bill!» s'exclame Le Figaro du 4 juin 1905.
En partenariat avec RetroNews, le site de presse de la BnF.


http://www.lefigaro.fr/histoire/archives/2017/01/09/26010-20170109ARTFIG00259-buffalo-bill-son-show-enflamme-les-parisiens-en-1889.php

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Re: LE RETOUR TRIOMPHAL DE BUFFALO BILL EN FRANCE

Message par Zigomar le Mar 6 Fév - 11:27

Mme L'administratrice...le Marshal charentais-maritime "à cheval sur les rives de son Mississippi rétréci au milieu des tatankas du marais..." de vous répondre : Votre légendaire William Frederick Cody alias Buffalo Bill alias Pahaska - cheveux longs - en langue indienne Sioux...était d'abord et avant tout un véritable massacreur de tatankas, les bisons qui peuplaient par dizaines de millions les plaines de l'Amérique du Nord et qui ont échappé de peu à l’extermination complète...Buffalo Bill et ses semblables pouvaient tuer des centaines de bisons, en une seule journée, rien que pour le plaisir ou suite à un pari - Buffalo Bill en tua ainsi 69 en un jour suite à un concours avec un certain Bill Comstock...Lorsqu'il s'agissait de fournir de la viande aux ouvriers du chemin de fer, ces feignasses de tueurs de bisons ne prélevaient que la partie du flanc n'ayant pas touché le sol afin d'éviter aux chasseurs d'avoir à les retourner...
Ben oui...tout ça n'est pas très joli, joli...et égratigne quelque peu la légende du grand homme...même s'il a fait un passage par La Rochelle - où le Marshal des Marais, s'il avait été en fonction à cette époque, n'aurait pas manqué de le mettre aux arrêts pour l'assassinat prémédité et le génocide des tatankas si chers aux Nations Indiennes...

Mme L'administratrice...si le Marshal s'offre une rasade de bourbon le soir avant son repas...il pense que vous devez forcer, sans modération aucune, sur l'eau de feu aux alentours de 21 heures... Laughing

* Il neige abondamment sur la Charente-Maritime...le sol et les arbres sont recouverts d'un manteau blanc...   
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Re: LE RETOUR TRIOMPHAL DE BUFFALO BILL EN FRANCE

Message par LARA BAÏKAL le Mar 6 Fév - 11:41

C'est vrai, ici c 'est tout vert, j'attends la neige avec impatience Smile
Je crois que l'ai ramenée dans mes bagages.


Pour cet article que j'ai trouvé par hasard, j'ai été vraiment étonnée que Buffalo Bill s'était produit à La Rochelle Smile
Un Marshal des Etats Unis m'a donné quelque chose pour vous en récompense de vos bons et loyaux services....

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Re: LE RETOUR TRIOMPHAL DE BUFFALO BILL EN FRANCE

Message par Girondin Hier à 11:35

Buffalo Bill....En Amérique, à cette époque, la valeur d'un individu était proportionnelle aux nombres de balles tirées sur des animaux .......et quant j'évoque des animaux je reste prudent.....

Girondin

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