Parlez-vous le Macron ?

Aller en bas

Parlez-vous le Macron ?

Message par LARA BAÏKAL le Sam 3 Fév - 10:35

Macron devrait publier un dictionnaire des mots oubliés, des expressions perdues, un dictionnaire afin d'être compris par tous les Français  Very Happy D'ici que cela explique la noyade des poissons que nous sommes....


Je suis à peu près sûre que lorsqu'il lit un bouquin la nuit, il en recopie des mots pour nous les resservir le 
jour  mgreen

Amoureux des mots, le président de la République est coutumier des envolées lyriques et tirades philosophiques, parfois fort difficiles à suivre. Décryptage.




La mise en garde, solennelle, a laissé bien du monde pantois. Qu’a donc voulu dire Emmanuel Macron lorsqu’il a proclamé fin janvier à Davos : « Si on ne pense pas le cadre des changements technologiques, Schumpeter va très rapidement devenir Darwin » ? Mystère... Le chef de l’Etat est coutumier de ces envolées lyriques et tirades philosophiques stratosphériques, pour ne pas dire élitistes.


Tel un collectionneur, l’homme à la « pensée complexe » aime jongler avec les mots, de préférence désuets. Lors de ses voeux aux corps constitués mardi, il a ainsi glosé sur le fort obscur... « irénisme ». Sur France 2, Laurent Delahousse avait eu droit, lui, à la locution latine « pacta sunt servanda » (les accords doivent être respectés). Comprenne qui pourra.


LIRE AUSSI >Débat : «poudre de perlimpinpin» et «galimatias», les expressions désuètes


Les mots « rémanence », « idiosyncrasie », « disruption » et même le rarissime « ipséité » -cher au philosophe Paul Ricoeur dont il fut l’assistant- émaillent ses discours, où une phrase fait souvent un paragraphe entier. Là où Donald Trump communique à coups de tweets de 140 signes. Quant à ses références littéraires, elles sont volontiers himalayennes. Son discours à la foire du livre de Francfort en octobre fut un festival de name-dropping, de Nietzsche à Goethe. « Adolescent, j’ai compris un peu mieux Baudelaire grâce à un philosophe allemand », a osé le président ce jour-là. Prière, pour les moins cultivés, de ne pas rougir de honte.


/

«De 33 mots par phrase chez De Gaulle à 20 chez Sarkozy »

Un peu cuistre, Emmanuel Macron, qui court le risque de ne pas être compris du plus grand nombre ? Point du tout, répondent les linguistes que nous avons interrogés, heureux de voir la langue française élevée si haut. « Jusqu’à la fin des années 80, avec François Mitterrand, le discours présidentiel essayait d’imiter le style littéraire. Puis il s’est mis à imiter le style populaire. Macron renoue avec des phrases plus longues façon De Gaulle, Pompidou et Giscard. On était passé de 33 mots par phrase chez De Gaulle à 20 chez Sarkozy », décrypte Damon Mayaffre, chercheur au CNRS à Nice, qui prépare un livre sur les discours de Macron. Avec cet « élitisme lexical », juge-t-il, « il montre la valeur de sa parole et donc de son pouvoir ».


« L’effet produit, c’est qu’on est assez impressionné par cette maîtrise de la rhétorique. Il se pose en super patron du discours. Que ça ait un sens ou pas, c’est presque anecdotique », abonde Julien Longhi, linguiste à l’université de Cergy-Pontoise. « Quand il emploie des mots compliqués, il dit à son récepteur : vous êtes tout à fait capable de comprendre ce que je dis. Il valorise l’autre », renchérit la sémiologue Mariette Darrigrand. Ancienne « plume » de Nicolas Sarkozy, Camille Pascal s’en félicite aussi. « Nous sommes dans un pays très marqué par la culture littéraire. Ce modèle d’une caste de la connaissance est très ancien et continue, malgré tout, à inspirer le respect dans l’inconscient collectif ».


L’hôte de l’Elysée est, il faut dire, un fin lettré. « Il a fait hypokhâgne et raté deux fois Normale sup, il doit avoir quelques regrets. Comme Mitterrand, c’est un président qui aurait voulu être Marguerite Duras, sourit François Jost, professeur à la Sorbonne, qui se souvient de l’époque où Giscard avait son rond de serviette à « Apostrophes » chez Bernard Pivot.


Des «macronades»

« Macron cherche à se démarquer de Sarkozy et Hollande. Il a compris que les gens en avaient ras-le-bol des enfants de la télé qui n’ont pas lu un livre », relève Mariette Darrigrand. Même s’il ne rechigne pas au parler populaire, comme en témoigne son fameux « bordel ». Ces « macronades » font partie de sa communication. Le président aime faire le buzz en sortant de la naphtaline des expressions comme « poudre de perlimpinpin », « galimatias » ou « croquignolesque ». Comme De Gaulle avec la « chienlit » et Chirac avec « abracadabrantesque ».


Il faut croire que le phénomène est contagieux. Le sarkozyste Camille Pascal a remarqué que Laurent Wauquiez -passé par Normale sup- avait récemment hissé son niveau de langage : « Ils se jaugent, comme avant un grand oral ». Voilà qui promet de belles joutes verbales.


@NathalieSchuck
http://www.leparisien.fr/politique/do-you-speak-macron-02-02-2018-7538088.php

_________________
Quand l'injustice devient une loi, la résistance devient un devoir.
When Injustice becomes law, resistance becomes duty


Jefferson. 
avatar
LARA BAÏKAL
Admin

Messages : 23057
Date d'inscription : 11/03/2015

Revenir en haut Aller en bas

Re: Parlez-vous le Macron ?

Message par Girondin le Sam 7 Avr - 12:06

et démocratie et psychologie ..Il connait ?
avatar
Girondin

Messages : 2375
Date d'inscription : 10/02/2018
Localisation : 01

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum