Face à des conditions extrêmes, les femmes survivent mieux que les hommes

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Message par LARA le Lun 15 Jan - 23:25

Ne vous en deplaise, Messieurs, nous semblons plus fragiles mais nous sommes plus fortes que vous ! l Egalite hommes - femmes a revoir  Very Happy




Face à des conditions extrêmes, les femmes survivent mieux que les hommes
Femmes à Brisbane (Australie) pendant l'épidémie de grippe espagnole en 1919 ((State Library of Queensland, Australia))


Selon une étude européenne, non seulement les femmes vivent plus longtemps que les hommes, mais elles résistent davantage aux grandes épreuves (épidémie, famine...).

Par Jean-Paul Fritz
Publié le 15 janvier 2018 à 20h38




Lorsqu'il s'agit de survie, les femmes ont un avantage indéniable sur les hommes. Elles vivent plus longtemps, les statistiques le montrent au moins depuis le 18e siècle. Elles auraient également quelques longueurs d'avance en matière de survie, notamment leur capacité à affronter de grandes épreuves, comme le montre une étude européenne sortie cette semaine dans la revue PNAS.


4 ans de vie en plus

Actuellement, en France, une femme âgée de 60 ans peut espérer vivre encore 27,6 ans en moyenne. Un homme, lui, n'aura plus que 23,2 ans d'espérance de vie. Si la différence entre les sexes fluctue légèrement en fonction des années, les femmes conservent toujours une longueur d'avance. Une inégalité qui est encore plus perceptible à l'extrême : la courte liste des super-centenaires dans le monde (personnes âgées de plus de 110 ans) comporte 39 femmes... et un seul homme.


Bien sûr, de nombreuses théories ont été avancées pour expliquer cette inégalité, certaines faisant appel à la biologie, d'autres à la sociologie ou aux facteurs environnementaux.


L'une des raisons avancées par la médecine contemporaine est que le système immunitaire féminin est plus résistant que le masculin. Pour certains, cet avantage serait lié aux chromosomes alors que d'autres évoquent des raisons plus complexes : des gènes identiques chez l'homme et la femme seraient activés différemment chez l'un ou chez l'autre. Mais difficile de départager les causes. Sont-elles vraiment liées aux gènes, ou les facteurs sociaux, le mode et les conditions de vie sont-ils le critère le plus déterminant ?


Épidémies, famines et esclavage

Une équipe de chercheurs emmenée par Virginia Zarulli, de l'université du Danemark du Sud, vient d'examiner l'avantage féminin sous un autre angle, celui de la survie dans des situations particulièrement dangereuses.
"Une source d'information non exploitée est la situation où hommes et femmes sont soumis à des risques de mortalité élevés ou même extrêmes," expliquent-ils. "Trouver que hommes et femmes ont des espérances de vie similaires dans de telles conditions remettrait en question la notion que l'avantage des femmes en matière de survie est fondamentalement déterminé par la biologie dans tous les environnements."


L'équipe a donc examiné sept cas de populations placées dans de telles situations, pour lesquels on dispose de données démographiques de qualité suffisante. Trois des cas étudiés sont des famines : la famine ukrainienne de 1933, la grande famine irlandaise du milieu du 19e siècle et celle survenue en Suède à la fin du 18e. Trois autres sont liés à des épidémies : celle qui a frappé les anciens esclaves américains retournant en Afrique, au Libéria, entre 1820 et 1843 et deux épisodes de rougeole en Islande (1846 et 1882). Le septième cas concerne les esclaves des plantations à la Trinité au début du 19e siècle.


Les petites filles sont plus résistantes



"Les conditions subies par les personnes des populations analysées étaient horribles," constatent les chercheurs, mais "même si les crises ont réduit l'avantage de survie féminin en matière d'espérance de vie, les femmes ont tout de même mieux survécu que les hommes." 


L'exception est celle des esclaves, mais les auteurs y voient une "forte influence des décisions prises par les propriétaires d'esclaves". Les jeunes hommes adultes avaient une mortalité plus faible que les femmes jeunes, peut-être parce qu'il y avait un plus grand intérêt à leur survie vu qu'ils représentaient une force de travail importante plus valorisée par les esclavagistes.


En observant la partie statistique la plus significative, la tranche d'âge dite "extrême" dont seulement 5% des membres ont survécu, la survie des femmes est plus importante que celle des hommes. De manière globale, même lorsque la mortalité était très importante pour les deux sexes, les femmes vivaient entre six mois et quatre ans de plus que les hommes.


Les causes de ces différences ? "L'avantage féminin en temps de crise serait largement dû à des facteurs biologiques, comme la génétique ou les hormones. Les oestrogènes, par exemple, ont montré qu'elles amélioraient les défenses immunitaires du corps contre les maladies infectieuses".
Une grande partie de cet avantage ne serait pas spécifique à l'âge adulte, mais lié à une meilleure survie des fillettes. "Les filles nouvelles-nées sont plus résistantes que les garçons," expliquent les auteurs de l'étude. Ainsi, les fillettes nées pendant la famine ukrainienne de 1933 ont vécu en moyenne 10,85 ans alors que les petits garçons n'ont survécu que 7,3 ans.


Un avantage de survie biologique

L'étude permettrait donc aux tenants des causes biologiques de marquer des points. Pour l'équipe de Virginia Zarulli, "l'hypothèse que l'avantage de survie des femmes a des fondements biologiques est soutenue par le fait que dans des conditions très dures les femmes survivent mieux que les hommes même chez les enfants en bas âge, lorsque les différences comportementales et sociales sont minimales ou favorisent les mâles."
Les auteurs reconnaissent cependant que leurs résultats "indiquent aussi que l'avantage féminin est différent en fonction des environnements, et est modulé par des facteurs sociaux." Mais cet examen de survie dans des conditions horribles semble bien être à l'avantage des femmes.
Face à des conditions extrêmes, les femmes survivent mieux que les hommes 4291380372352
Jean-Paul Fritz
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https://www.nouvelobs.com/sciences/20180113.OBS0582/face-a-des-conditions-extremes-les-femmes-survivent-mieux-que-les-hommes.html?xtor=RSS-26&google_editors_picks=true
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Message par Girondin le Sam 17 Fév - 19:22

Depuis le coup de la pomme ,on ne s'en sort plus avec les femmes ..et en plus, on a piqué nos côtelettes pour vous fabriquer ......

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Message par Katya le Jeu 22 Mar - 18:53

Les femmes ont un " mental plus fort" en toutes circonstances,
ce sont des " battantes", les hommes le sont moins au 3/4 je ne sais si cela aide ou pas, à une plus longue vie.
Les hormones y sont également peut-être pour quelques chose,
ainsi que les gènes féminins etc

Katya

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