2020- Winfrey vs Trump...The show must go on...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

2020- Winfrey vs Trump...The show must go on...

Message par Zigomar le Ven 12 Jan - 12:13

12 janvier 2018
Oprah-2020, the show must go on.
Winfrey face à Trum en 2020 ?



Vous souriez de dérision peut-être et vous n’avez pas tort, mais tout compte fait vous n’avez pas raison non plus… Le monde est fou, désormais, et rien, aucune excentricité de l’esprit, aucun projet absurde ou dérisoire, ne doit échapper à notre sagacité ni indifférer notre vigilance sous peine de se réaliser sans que nous ayons rien vu venir, comme pour une explosion brutale. Pour parler de façon plus concrète en citant les événements et les circonstances politiques, et parlant des USA, de la crise stupéfiante de puissance et de rythme de l’américanisme qui est le foyer principal de production de folie au nom du Système, notre jugement est que les deux événements additionnés, — nous voulons parler de l’élection du milliardaire narcissique newyorkais Trump et de l’effondrement du prédateur sexuel hollywoodien Weinstein, – nous emportent dans une sarabande effrénée, un “tourbillon crisique” au cœur du “tourbillon crisique”, d’une amplitude, d’une extrémité et d’une puissance jamais vues. Notre avis est qu’il est nécessaire et essentiel de prendre au “sérieux” les précisions et les ambitions les plus abracadabrantesques, les plus surréalistes. C’est là un des enseignements les plus extraordinaires et les plus impératifs de ces derniers mois, de ces deux dernières années.
La soirée du 7 janvier a vu un triomphe des femmes actrices, productrices, réalisatrices, etc., – toutes vêtues de noir, pour marquer un deuil offensif et revendicatif du rôle qui leur était jusqu’alors attribuées, de “victimes soumises” de la dictature masculine (blanche de préférence, et comment) symbolisée par les actes infâmes de Weinstein. La grande gagnante de la soirée fut la présentatrice, réalisatrice, productrice de talk-shows, milliardaire et Africaine-Américaine, Oprah Winfrey, récompensée pour toute sa carrière et dont le discours fut véritablement producteur d’une extase sans mesure dans ce public progressiste-sociétal. Meryl Streep, qui qualifiait pourtant Weinstein de “véritable dieu” en 2012, a affirmé qu’« avec ce discours, Oprah ne peut pas ne pas être candidate à la présidence en 2020 ».
Tout le monde ne parle plus que de cela, non comme d’un événement-people, mais comme d’un événement politique mondial sinon, pesons les mots, comme d’un événement politique de civilisation.(Tout le monde, aux USA, mais aussi en Europe, du Guardian au Monde, au Financial Time, etc., bref toute la bande est là.) Les neocons eux-mêmes frétillent, en raison des engagements bellicistes de Oprah, comme si l’affaire était déjà faite.
» Oprah Winfrey illustre une image particulièrement méprisable de l’oligarchie avide et son mépris pour la grande majorité des gens en dehors de la classe des milliardaires. Aux États-Unis, en tant que membre de la classe des milliardaires, elle a l’habitude de recevoir un traitement privilégié de la part de son entourage. Comme elle est la plupart du temps dans ce milieu, cela provoque généralement peu de tumulte. Mais dans les rares occasions où Oprah Winfrey se rend en Europe où elle est beaucoup moins connue, la laideur de son personnage devient plus visible. Une fois, à Paris, elle a fait un scandale parce qu’elle voulait faire du shopping dans une boutique de luxe après les heures de fermeture, et elle s’attendait à ce qu’on l’accueille avec déférence, que les heures d’ouverture sont pour les simples mortels et nullement pour elle, et elle était furieuse qu’un magasin de luxe à Paris l’ait traitée comme tous les autres clients. À une autre occasion, à Zurich, une vendeuse pensait que pour elle, comme pour la plupart des autres clients, même des sacs de luxe, les sacs de $30 000, seraient trop extravagants, et elle lui présenta des sacs à $5000-$10 000 dollars. Cela causa de nouveau la fureur d’Oprah Winfrey. Elle quitta brusquement le magasin, et plus tard elle prétendit ridiculement que c’était “raciste” que le vendeur (qui ne savait pas qui elle est) n’ait pas réalisé qu’elle serait assez décadente pour dépenser en deux minutes $35 000 pour un sac (en cuir de crocodile, fabriqué dans des conditions horribles pour les animaux).
Il ne fait aucun doute que cette mascarade hollywoodienne et sociétale est un événement important dans ce qu’il marque indirectement et symboliquement un recul supplémentaire et peut-être décisif, voire l’effondrement du monde politique washingtonien. Après l’élection de Trump, l’évocation de noms tels que celui de Zuckerberg (jeune patron de Facebook) et celui de Dwayne Johnson dit The Rock (champion de catch, producteur et acteur) comme possible candidat démocrate en 2020, voici Oprah Winfrey. Du côté républicain, le seul nom envisagé est celui du milliardaire-président Trump, champion du monde des tweets. Dans toute cette liste exotique n’apparaît aucun nom de politicien professionnel, et l’on voit mal le moindre homme politique pouvant prétendre à une stature de présidentiable parce que les seuls arguments qui comptent aujourd’hui – du progressisme-sociétal au populisme, – sont hors du champ où un homme politique peut s’affirmer face à ces divers poids lourds de la société de la communication et du simulacre postmoderne.
L’entrée en scène d’Oprah Winfrey, personnage bien aussi détestable pour les “Deplorable” que Trump peut le paraître pour les bataillons LGTBQ, implique une ligne politique désormais construite, présente, affirmée, autour de laquelle il y aura un regroupement à chaque cérémonie, à chaque présentation de film, à chaque talk-show, etc. (Dieu sait qu’Hollywood n’est pas avare de cette sorte de manifestations où l’on pourra relancer la ligne politique aussi bien que la candidature Winfrey, – elle ou une autre.) La crise centrale de l’américanisme a de beaux jours devant elle, des perspectives d’accélération, d’incontrôlabilité, de complexification, etc. ; chaque événement que nous voyons se produire contribue à renforcer et à élargir les dimensions de cette crise : à cet égard, Hollywood n’a plus besoin de produire des scénarios grandioses, il est devenu scénario grandiose et ultime en lui-même…



Pitoyable, pathétique et désespérant...voici l'image des Etats-Unis, phare de la Démocratie comme on nous le tambourine à longueur de journée télévisuelle...Ne nous y trompons surtout pas, ce qui pourrait être cocasse de voir en quel état de déliquescence se trouve le système politique américain, n'est en fait que le miroir qui nous renvoie l'image de notre propre décadence...politique d'abord, morale et sociétale dans la foulée...
Tout s’effondre brutalement et rapidement sous nos yeux incrédules...la fin d'un monde qui s'achève inexorablement...
D'autres cultures, déjà dans la place et/ou à nos portes vont hâtivement combler le vide...cela ne fait, d'ores et déjà, aucun doute...
Ainsi vivent et meurent les civilisations...hier comme aujourd'hui...De profundis...
avatar
Zigomar

Messages : 631
Date d'inscription : 27/09/2017

Revenir en haut Aller en bas

Re: 2020- Winfrey vs Trump...The show must go on...

Message par LARA le Ven 12 Jan - 16:50

Je crois surtout que le monde d Hollywood est tres democrate et que d avoir Trump pour President n est pas une chance.


Ceci dit Oprah a d autres chats a fouetter en ce moment avec sa maison enfouie sous la boue en Californie.
avatar
LARA
Admin

Messages : 595
Date d'inscription : 12/03/2015

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum