Nos arrières-grands-parents travaillaient moins que nous

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Nos arrières-grands-parents travaillaient moins que nous

Message par LARA BAÏKAL le Mar 7 Nov - 10:31

Contre les idées reçues, nos ancêtres travaillaient plus dur physiquement mais moins de temps.
Quand encore les fêtes religieuses ou familiales rythmaient leurs vies....




Nos arrières-grands-parents travaillaient moins que nous

Marie GathonJournaliste Levif.be
06/11/17 à 11:02 - Mise à jour à 11:36





Aussi saugrenu que cela puisse paraître, nos ancêtres, qui n'ont jamais connu la joie des vacances, travaillaient moins de jours que nous. C'est en tout cas ce que rapporte l'historien Jean-Louis Beaucarnot, dans son ouvrage "Nos ancêtres étaient-ils plus heureux ?".

© Image libre de droit

Lorsque l'on pense à l'époque de nos arrières-grands-parents, on voit des agriculteurs, des mineurs, des ouvriers se tuer à la tâche. S'il est vrai que le travail était très dur à l'époque, et que les congés payés n'existaient pas, nos ancêtres ne travaillaient pas autant de jours que nous par an, selon l'historien Jean-Louis Beaucarnot, dont Atlantico a analysé le dernier ouvrage, "Nos ancêtres étaient-ils plus heureux ?".
À l'époque, la religion était omniprésente et régissait en grande partie l'organisation de la société. C'est pourquoi on ne travaillait jamais le dimanche. Pour effectuer son calcul, l'historien part donc sur une base de 365 jours à laquelle il soustrait 52 dimanches. Cela fait donc en principe 313 jours de travail.
Toutefois, il faut rappeler que le travail dans les campagnes suivait le rythme des saisons. En été, les journées pouvaient durer 16 heures pour effectuer les travaux les plus pénibles, tandis que la charge diminuait en hiver et se réduisait à 8 heures par jours.
Mais contrairement à ce que l'on pourrait croire, on ne travaillait pas 313 jours par an. Les dimanches n'étaient en effet pas les seuls jours où le travail était interdit pour des raisons religieuses, du moins dans les campagnes, car en ville certains chiffres montrent qu'en 1893, 27 % des salariés travaillaient déjà le dimanche.

Aux dimanches "chômés", il faut donc ajouter les nombreuses fêtes religieuses et folkloriques. Par exemple, celle du saint patron du village ou de la paroisse, celle du diocèse, celle du saint patron du métier ou de la corporation. Même les animaux (chevaux et buffles) étaient dispensés de travail les jours protecteurs. Plus tous les autres saints locaux, objets de pèlerinage et pardons.
Ainsi, au 17e siècle, dans certaines régions de France, l'historien a répertorié plus de cinquante jours d'obligation d'arrêt de travail. Au cours des siècles suivants, certains jours furent abandonnés, mais ils restèrent très nombreux.
Donc aux 313 jours travaillés, on retire une cinquantaine de jours fériés, reste 260 jours. Soit l'équivalent de nos cinq jours de travail par semaine, jours fériés actuels déduits.
À cela, il faut encore ajouter les jours de fête familiale : mariages, enterrements, etc. L'historien estime donc que dans les campagnes, on travaillait en moyenne 180 jours par an, ce qui est beaucoup moins que nous, même en déduisant nos quatre semaines de congés payés.


http://www.levif.be/actualite/sciences/nos-arrieres-grands-parents-travaillaient-moins-que-nous/article-normal-750287.html?utm_source=Newsletter-06/11/2017&utm_medium=Email&utm_campaign=Newsletter-RNBDAGLV&&M_BT=20153729144718

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Re: Nos arrières-grands-parents travaillaient moins que nous

Message par lindyhop le Mar 7 Nov - 10:45

le travail c'est la santé disait l'autre...... et c'est pour ça que les anciens  qui ne foutaient rien mourrait  de bonne heure!!

il y a des historiens de génie  dans ce pays!!!

quel honte,la France lui a payé combien d'années pour  ses études..... 2

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Re: Nos arrières-grands-parents travaillaient moins que nous

Message par LARA BAÏKAL le Mar 7 Nov - 11:46

Il n'est pas dit dans cet article que nos ancêtres ne travaillaient pas. Certainement plus difficilement car c'était par exemple pour les agriculteurs à la force des bras et à cette époque la France était paysanne.


Nos ancêtres étaient moins bien soignés que nous ne le sommes d'où pour certains la mortalité précoce. Des maladies non éradiquées comme la tuberculose, les fièvres thyphoïde etc....

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Re: Nos arrières-grands-parents travaillaient moins que nous

Message par lindyhop le Mar 7 Nov - 11:54


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Re: Nos arrières-grands-parents travaillaient moins que nous

Message par cessybo le Mar 7 Nov - 12:11

J'ai beaucoup de mal à souscrire à cette affirmation.
J'ai vécu dans une ferme, dans un petit village du Limousin. Jusqu'à 18 ans.
Les journées étaient longues. Été comme hiver. Les enfants travaillaient aussi.
Jamais de vacances. JAMAIS ! Il fallait s'occuper des animaux toute l'année.
Mes parents étaient catholiques. Ils auraient bien voulu observer le repos dominical. Mais les animaux mangent tous les jours. Même le dimanche.
Le dimanche, si le foin était sec dans le pré et si l'orage menaçait, il fallait le rentrer avant qu'il ne pleuve.
Il y avait toujours quelque chose à faire. Toujours !
Nos prairies étaient marécageuses. Mon père avait entrepris de les assainir en creusant des drainages. A la pelle et à la pioche. Plus d'un mètre de profondeur.. Terrain très humide. Les bords du fossé avaient tendance à se refermer. Il fallait les étayer. S'il y avait un rocher sur le tracé, il fallait faire un trou à la barre à mine. Mettre de la poudre noire et un cordon. [size=18]Faire sauter le rocher. Sortir les débris de cailloux et les évacuer. Les conserver pour construire un mur autour du jardin.. Pour ne pas perdre de temps, il ne rentrait pas pour manger à midi.[/size]
 Il se contentait d'un peu de pain et de fromage. Éventuellement du jambon fabrication maison.
Lorsqu'une vache allait mettre bas la nuit, il dormait dans l'étable sur une botte de foin, pour pouvoir l'assister, si nécessaire.
Des anecdotes de ce genre, j'en ai à foison.
Je pense à Guillaumet, le pilote de l'Aérospatiale qui déclarait : "« Ce que j'ai fait, je te le jure, jamais aucune bête ne l'aurait fait ».
Et je pense à mon père. Il aurait pu le dire, lui aussi !
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Re: Nos arrières-grands-parents travaillaient moins que nous

Message par mareaction le Mar 7 Nov - 13:05

cessybo a écrit:J'ai beaucoup de mal à souscrire à cette affirmation.
J'ai vécu dans une ferme, dans un petit village du Limousin. Jusqu'à 18 ans.
Les journées étaient longues. Été comme hiver. Les enfants travaillaient aussi.
Jamais de vacances. JAMAIS ! Il fallait s'occuper des animaux toute l'année.
Mes parents étaient catholiques. Ils auraient bien voulu observer le repos dominical. Mais les animaux mangent tous les jours. Même le dimanche.
Le dimanche, si le foin était sec dans le pré et si l'orage menaçait, il fallait le rentrer avant qu'il ne pleuve.
Il y avait toujours quelque chose à faire. Toujours !
Nos prairies étaient marécageuses. Mon père avait entrepris de les assainir en creusant des drainages. A la pelle et à la pioche. Plus d'un mètre de profondeur.. Terrain très humide. Les bords du fossé avaient tendance à se refermer. Il fallait les étayer. S'il y avait un rocher sur le tracé, il fallait faire un trou à la barre à mine. Mettre de la poudre noire et un cordon. [size=18]Faire sauter le rocher. Sortir les débris de cailloux et les évacuer. Les conserver pour construire un mur autour du jardin.. Pour ne pas perdre de temps, il ne rentrait pas pour manger à midi.[/size]
 Il se contentait d'un peu de pain et de fromage. Éventuellement du jambon fabrication maison.
Lorsqu'une vache allait mettre bas la nuit, il dormait dans l'étable sur une botte de foin, pour pouvoir l'assister, si nécessaire.
Des anecdotes de ce genre, j'en ai à foison.
Je pense à Guillaumet, le pilote de l'Aérospatiale qui déclarait : "« Ce que j'ai fait, je te le jure, jamais aucune bête ne l'aurait fait ».
Et je pense à mon père. Il aurait pu le dire, lui aussi !
Malheureusement c'était bien la vie de la majorité des fermiers, et paysans, même dans notre région en primeurs et fruitiers, il n'y avait pas de temps morts, et comme vous le dites, même les gosses travaillaient, et vacances ne connaissaient pas!

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Re: Nos arrières-grands-parents travaillaient moins que nous

Message par LARA BAÏKAL le Mar 7 Nov - 13:09

Concernant l'espérance de vie en France depuis 260 ans :


L’espérance de vie en France





Lire le graphique

Ce graphique présente l’évolution de l’espérance de vie à la naissance en France, de 1740 à 2012. L’axe horizontal couvre les 260 dernières années, depuis le milieu du XVIIIe siècle. L’espérance de vie calculée pour une année représente la durée de vie moyenne d’un groupe de personnes qui seraient soumises, âge après âge, aux conditions de mortalité de l’année : entre la naissance et le premier anniversaire, elles connaîtraient le risque de décéder des individus de moins d’un an cette année-là, entre 1 et 2 ans, le risque de décéder des enfants de cet âge la même année, etc.



L’espérance de vie est exprimée en années. Elle est souvent calculée séparément pour chaque sexe.


L’espérance de vie a presque doublé au cours du vingtième siècle


Au milieu du XVIIIe siècle, la moitié des enfants mouraient avant l’âge de 10 ans et l’espérance de vie ne dépassait pas 25 ans. Elle atteint 30 ans à la fin du siècle, puis fait un bond à 37 ans en 1810 en partie grâce à la vaccination contre la variole. La hausse se poursuit à un rythme lent pendant le XIXe siècle, pour atteindre 45 ans en 1900. Pendant les guerres napoléoniennes et la guerre de 1870, l’espérance de vie décline brutalement et repasse sous les 30 ans.


Au cours du XXe siècle, les progrès sont plus rapides, à l’exception des deux guerres mondiales. Les décès d’enfants deviennent de plus en plus rares : 15% des enfants nés en 1900 meurent avant un an, 5 % de ceux nés en 1950 et 0,4 % (3,5 pour mille exactement) de ceux nés en 2015. La hausse de l’espérance de vie se poursuit grâce aux progrès dans la lutte contre les maladies cardio-vasculaires et les cancers. En 2016, l’espérance de vie en France atteint 79,4 ans pour les hommes et 85,4 ans pour les femmes).


https://www.ined.fr/fr/tout-savoir-population/graphiques-cartes/graphiques-interpretes/esperance-vie-france/

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Re: Nos arrières-grands-parents travaillaient moins que nous

Message par cessybo le Mar 7 Nov - 13:52

Je vais ajouter quelques précisions à mon post ci-dessus.

Au XIXème siècle une petite ferme, dans une zone aride,  ne suffisait pas à nourrir une famille.
En Savoie, les grands-parents de mon épouse exploitaient aussi une petite ferme. Mais seulement à mi-temps. L'autre mi-temps, ils travaillaient dans des usines, souvent des tréfileries.

En Limousin, il n'y avait pas d'usine à proximité. Mon père avait été mobilisé pendant la guerre de 14. Pendant cette période difficile, il avait eu l'opportunité, dans son régiment, d'apprendre l'escrime. Comme il était assez doué, il obtint le brevet de "Prévost d'armes", ce qui l'autorisait à enseigner le fleuret et l'épée.
Pour mémoire, au XIXème siècle, un paysan n'avait droit pour sa défense qu'au bâton. Un bourgeois de la ville pouvait utiliser la canne.
Le fleuret, l'épée, le sabre étaient réservés à la noblesse. 
Par conséquent, mon père, roturier,  qui n'aurait dû utiliser que le bâton, obtint l'autorisation, à la fin de la guerre, d'enseigner l'escrime aux nobles de la région. Il était très demandé.
Et c'est ainsi qu'il réussit à nourrir sa famille.
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Re: Nos arrières-grands-parents travaillaient moins que nous

Message par LARA BAÏKAL le Mar 7 Nov - 14:01

cessybo a écrit:Je vais ajouter quelques précisions à mon post ci-dessus.

Au XIXème siècle une petite ferme, dans une zone aride,  ne suffisait pas à nourrir une famille.
En Savoie, les grands-parents de mon épouse exploitaient aussi une petite ferme. Mais seulement à mi-temps. L'autre mi-temps, ils travaillaient dans des usines, souvent des tréfileries.

En Limousin, il n'y avait pas d'usine à proximité. Mon père avait été mobilisé pendant la guerre de 14. Pendant cette période difficile, il avait eu l'opportunité, dans son régiment, d'apprendre l'escrime. Comme il était assez doué, il obtint le brevet de "Prévost d'armes", ce qui l'autorisait à enseigner le fleuret et l'épée.
Pour mémoire, au XIXème siècle, un paysan n'avait droit pour sa défense qu'au bâton. Un bourgeois de la ville pouvait utiliser la canne.
Le fleuret, l'épée, le sabre étaient réservés à la noblesse. 
Par conséquent, mon père, roturier,  qui n'aurait dû utiliser que le bâton, obtint l'autorisation, à la fin de la guerre, d'enseigner l'escrime aux nobles de la région. Il était très demandé.
Et c'est ainsi qu'il réussit à nourrir sa famille.

Très intéressant, merci Cessybo. J'imagine que tout était différent d'une région à l'autre selon le climat et les activités pour ne pas dire d'un village à l'autre. Nos ancêtres ne bougeaient pas du lieu de naissance pour beaucoup d'entre eux.

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Re: Nos arrières-grands-parents travaillaient moins que nous

Message par Zigomar le Mar 7 Nov - 15:41

cessybo a écrit:Je vais ajouter quelques précisions à mon post ci-dessus.

Au XIXème siècle une petite ferme, dans une zone aride,  ne suffisait pas à nourrir une famille.
En Savoie, les grands-parents de mon épouse exploitaient aussi une petite ferme. Mais seulement à mi-temps. L'autre mi-temps, ils travaillaient dans des usines, souvent des tréfileries.

En Limousin, il n'y avait pas d'usine à proximité.
...M. de Cessybo, je ne sais ce qu'il en était de la vie à la campagne dans le Limousin...mais, je peux vous affirmer, que par chez moi, en Charente-Maritime, pour être précis...et sans remonter au XIXème siècle...j'ai connu, dans mon adolescence, de toutes petites fermes disséminées partout, avec quelques hectares seulement, cinq vaches, quelques volailles, un cochon ou deux...Et si ces gens, certes, ne roulaient pas sur l'or, ils vivaient de leur toute petite exploitation...
Autre temps, autres moeurs...aujourd'hui, aux mêmes endroits...toutes ces fermettes ont disparu, laissant la place à un désert rural avec des villages à l'abandon...à ces petites fermes d'autrefois ont succédé des exploitations de 300, 500 ha voire plus...et certaines sont à peine rentables en l'état, avec des agriculteurs et éleveurs surendettés, notamment par l'archi-mécanisation nécessaire aux travaux du quotidien...
Si demain, les banques, dont principalement le Crédit Agricole, coupaient les crédits et avances...ce serait la faillite généralisée pour des milliers d'exploitations partout en France...
Alors...d'où ma question...est-ce vraiment mieux aujourd'hui..? Jadis, jeune garnement, déjà, j'assistais aux travaux saisonniers de la ferme...certes, le travail était dur, parfois même pénible - sans les machines actuelles et l'automatisation dans tous les domaines...c'était le temps des battages, des vendanges...cela se déroulait dans une ambiance de labeur du matin au soir, mais aussi de joie, de convivialité, du plaisir d'être ensemble durant des semaines et des semaines...puisque chacun allait aider son voisin, ainsi de ferme en ferme dans une atmosphère de fête campagnarde où le buffet était abondant et les plats bien garnis de produits régionaux succulents, riches et sains...


Dernière édition par Zigomar le Mer 8 Nov - 8:54, édité 1 fois
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Re: Nos arrières-grands-parents travaillaient moins que nous

Message par cessybo le Mar 7 Nov - 16:05

Monsieur de Zygomar, je pense que le problème en Charente est différent.

En Limousin, la terre est acide, rocailleuse, peu de terre arable, beaucoup de cailloux, des pentes importantes qui ne permettent pas toujours l'usage de machines modernes.
Rendement très faibles. Gelées printanières souvent jusqu'au mois de juin. Quelques céréales, blé, orge, avoine, blé noir.
Surtout de l'élevage. La vache limousine est renommée pour sa viande, mais mauvaise laitière.
Beaucoup de fermiers ont fermé boutique, remplacés par des Anglais ou des Hollandais qui aiment la tranquillité et la verdure.
Les terres ne sont plus cultivées et sont envahies par les genets, les ajoncs, les fougères, la bruyère. Le paradis des chercheurs de champignons.
Seules les prairies sont entretenues. Mais ce ne sont pas des prairies naturelles irriguées avec grand soin par les paysans de jadis.
Il n'y a plus que des prairies artificielles.
C'est un autre temps. Comme en Charente, les paysans ne subsistent que grâce aux subventions de l'Europe.
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Re: Nos arrières-grands-parents travaillaient moins que nous

Message par cessybo le Mar 7 Nov - 16:12

Lara écrit :
Très intéressant, merci Cessybo. J'imagine que tout était différent d'une région à l'autre selon le climat et les activités pour ne pas dire d'un village à l'autre. Nos ancêtres ne bougeaient pas du lieu de naissance pour beaucoup d'entre eux.

Dans les fermes limousines, bien souvent c'est le fils ainé qui héritait de la ferme. Les autres enfants "s'exportaient" beaucoup en qualité de tailleurs de pierres et de maçons.
Ils allaient surtout à Lyon et à Paris. La qualité de leur travail était appréciée.

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Re: Nos arrières-grands-parents travaillaient moins que nous

Message par LARA BAÏKAL le Mar 7 Nov - 16:46

Merci Cessybo pour cette vidéo Smile Zigomar pour ce rappel qui est proche de celui-ci à part les troupeaux de vaches de vos marais.


Sans doute, la France rurale, région par région et ses spécificités a bien changé depuis l'après guerre de 1939-1945.


Ici, aussi c'étaient de petites fermes familiales qui souvent avaient le nécessaire pour leur famille et les voisins.
Chaque famille ou presque avait également une vigne, désormais, elles sont très rares, alors qu'autrefois avant les dunes et la mer, elles s'étendaient à perte de vue.
La ferme ou la vigne était souvent une affaire de famille puisque plusieurs générations vivaient sous le même toit.
Cela a commencé à disparaître ici vers les années 1970. Les petites exploitations ont cessé pour laisser place à quelques unes financées effectivement par le Crédit Agricole et le tourisme balnéaire a fait le reste.
Une époque révolue mais où les personnes avaient vraiment les pieds sur terre c'est le cas de le dire. Smile

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Re: Nos arrières-grands-parents travaillaient moins que nous

Message par cessybo le Mar 7 Nov - 16:56

Zygomar écrit :
Au XIXème siècle une petite ferme, dans une zone aride,  ne suffisait pas à nourrir une famille.

Je n'avais pas fait attention à la coloration rouge de cette partie de mon message.
Tu as raison, mais
J'ai écrit XIX° siècle, car mon père est né en 1883, en même temps que Kafka, Borodine, Mussolini, Raimu...

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Re: Nos arrières-grands-parents travaillaient moins que nous

Message par Zigomar le Mar 7 Nov - 17:17

LARA BAÏKAL a écrit:Merci Cessybo pour cette vidéo Smile Zigomar pour ce rappel qui est proche de celui-ci à part les troupeaux de vaches de vos marais.
La ferme ou la vigne était souvent une affaire de famille puisque plusieurs générations vivaient sous le même toit.
...Mme Baïkal...le prévenant frère Zigomar de vous mettre en garde : Oui effectivement comme vous avez pu le voir...il y a encore des troupeaux de vaches - de race Tatanka - dans les immenses plaines de l'Ouest Charentais-Maritime...
Mais Mme Baïkal...ne vous avisez pas avec votre complice Pancho Cessybo...de vouloir effectuer une razzia sur ces troupeaux afin de les revendre dans votre Vendée sauvage - les ranchers de l'Ouest Charentais ont engagé un impitoyable Marshal pour protéger les troupeaux et traquer les voleurs de bétail...Malheur à vous, si vous tombez entre les pognes, pour ne pas dire les pattes, de ce Marshal dont vous avez sans doute entendu parler - Wyatt Earp - qui dégaine et tire, dans tous les sens et toutes les positions si vous voyez ce que je veux dire, plus vite que son ombre avec son pistolet à canon rétractable... Laughing     rire
Par ailleurs...Le frère Baluzo a tenté de traverser ces régions désolées et inhospitalières de Vendée...avec porteurs et escorte armée... 
afin d'y apporter la civilisation et d'évangéliser les peuplades autochtones... il a dû finalement y renoncer par la crainte permanente de finir en pot-au-feu dans l'infernal chaudron d'une tribu de la contrée...   Laughing     rigolo     rigolo    
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Re: Nos arrières-grands-parents travaillaient moins que nous

Message par LARA BAÏKAL le Mar 7 Nov - 17:42

Smile 
Frère Zigomar, je connais maintenant parfaitement votre territoire de jeux avec vos tatankas, votre Mississippi, votre champ de menthe, pour les avoir explorer en votre compagnie...
Ce roc au milieu de nulle part où avec votre frère Espadassin, vous avez joué enfants à croiser l'épée !
Mais l'endroit que je préfère avant tout c'est cet endroit avec le grand chêne Smile I love you


Mais je ne m'aviserai pas de voler du bétail, ni de chevaux ...Certaines de vos tatankas sont capricieuses si je me rappelle bien  rigolo Vous voyez ce que je veux dire.  rire


Mais que de jolis souvenirs surtout ceux de ma " renaissance ",malgré tout c'était un vrai parcours du combattant mais je vous aurai suivi jusqu'au bout du monde:) 


Quant à évangéliser ma contrée et la sauvageonne que je suis c'est déjà fait, vous pourrez dire bien plus souvent comme autrefois en Charente Maritime : " Hello Jésus Christ " avec l'accent américain.  rire
Tout le monde sait bien que votre tribu est païenne comparée à la mienne ! 
Je vous attendrai, assise sur mon rocher près de l'église Smile

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Re: Nos arrières-grands-parents travaillaient moins que nous

Message par cessybo le Mar 7 Nov - 18:08

Très romantique, votre dialogue vendéen !

Seul commentaire possible :


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Re: Nos arrières-grands-parents travaillaient moins que nous

Message par Zigomar le Mar 7 Nov - 18:12



Madame Lara...lorsque vous verrez cet inflexible Marshal de Wyatt Earp traverser votre rue pour venir vous enchrister...Le frère Baluzo de vous conseiller de retrousser votre cotillon et de prendre vos jambes à votre cou...si vous ne voulez pas sentir la dureté du long canon de son pistolet sur votre délicate anatomie juste avant de voir trente-six chandelles , autres étoiles et le septième ciel... rire Et ne comptez pas sur votre pistolero de Pancho Cessybo qui pourrait finir en passoire dans la poussière les bras en croix... Laughing
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Re: Nos arrières-grands-parents travaillaient moins que nous

Message par cessybo le Mar 7 Nov - 18:21

Et ne comptez pas sur votre pistolero de Pancho Cessybo qui pourrait finir en passoire dans la poussière les bras en croix...




Agressif, le Marshall
Mais, avec la complicité du barman du saloon, et une ruse de Sioux,  une embuscade est toujours possible !




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Re: Nos arrières-grands-parents travaillaient moins que nous

Message par LARA BAÏKAL le Mar 7 Nov - 18:36

Zigomar a écrit:

Madame Lara...lorsque vous verrez cet inflexible Marshal de Wyatt Earp traverser votre rue pour venir vous enchrister...Le frère Baluzo de vous conseiller de retrousser votre cotillon et de prendre vos jambes à votre cou...si vous ne voulez pas sentir la dureté du long canon de son pistolet sur votre délicate anatomie juste avant de voir trente-six chandelles , autres étoiles et le septième ciel... rire Et ne comptez pas sur votre pistolero de Pancho Cessybo qui pourrait finir en passoire dans la poussière les bras en croix... Laughing

rigolo En voilà des manières !Il faudrait me trouver dans mes chemins secrets autour de la croix, du rocher de mon église, je pourrais vous y perdre, c'est le bayou Smile Un vrai dédale pour vous ! Je ne vais pas retrousser mon cotillon et je n'enlèverai pas ma Quich'notte (kiss not ), à moins que je la perde en courant ! Il faudra déposer les armes avant  rire

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Re: Nos arrières-grands-parents travaillaient moins que nous

Message par LARA BAÏKAL le Mar 7 Nov - 18:37

cessybo a écrit:
Et ne comptez pas sur votre pistolero de Pancho Cessybo qui pourrait finir en passoire dans la poussière les bras en croix...




Agressif, le Marshall
Mais, avec la complicité du barman du saloon, et une ruse de Sioux,  une embuscade est toujours possible !




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Re: Nos arrières-grands-parents travaillaient moins que nous

Message par Zigomar le Mar 7 Nov - 19:37

cessybo a écrit:

Agressif, le Marshall
Mais, avec la complicité du barman du saloon, et une ruse de Sioux,  une embuscade est toujours possible !
HIHIHAHA
...Vous ne croyez pas si bien dire...Voici les dernières nouvelles parues dans la gazette Daily News de Lara's Town :
Hier, 6 novembre, dramatique fusillade au Saloon Pannecouk Houblon Flowers de Main Street...Un outlaw repris de justice, du nom de Pat Riot, recherché dans plusieurs Etats pour vols de sacs à main et pillage de troncs d'églises, faisait de l'esclandre depuis le matin et menaçait les consommateurs avec son arme, après avoir trop consommé de la mauvaise bière fabriquée dans la cave de l'établissement...
Appelé sur place en fin d'après-midi, l’intrépide et belliqueux Marshal Wyatt Earp a tenté, en vain, de ramener l'énergumène à la raison...celui-ci, a alors sorti son arme pour tirer sur le marshal Earp...mais ce dernier, plus rapide et rompu aux gunfights, a été plus prompt pour dégainer et atteindre l'olibrius vociférant de Pat Riot...Une seule balle du marshal Earp aura suffi pour neutraliser le forcené aviné : après avoir traversé le bras de Pat Riot, la balle a ricoché le long du comptoir en zinc, est revenue couper la langue pendante imbibée de bière du trublion, pour ensuite, en balle perdue, ricocher à nouveau sur une mortaise d'un pilier du saloon avant de revenir définitivement frapper Pat Riot en lui traversant le testicule droit... A ce moment, sous le coup des impacts successifs, Pat Riot chancela, et comme trébuchant sur un invisible obstacle, s'écroula, la face dans le crachoir disposé le long du comptoir...
Le docteur Koikicause a tenté l'impossible pour stopper l'hémorragie, mais malgré tous ses efforts... à vingt heures au carillon de l'église de Lara's Town, le corps ensanglanté et désarticulé de Pat Riot a été transporté à la morgue de Jim Cessybo and Co et placé dans une bière - pas celle du saloon pannecouk Houblon Flowers  -, mais du menuisier John Duchêne...
Le frère Baluzo de Zigomar est accouru pour recueillir les dernières paroles du mauvais paroissien, et entendre en confession les innombrables péchés de la vie dissolue de Pat Riot... en lui octroyant un viatique pour un aller simple en direction de BootHill Graveyard de Tombstone la bien nommée...
Normalement...sauf imprévu de dernière minute...l'enterrement aura lieu...sans tambour ni trompette, sans fleurs ni couronnes, sans aucun regret non plus...jeudi matin  - si le corps est trop lourd, on fera deux tours... Laughing     rire

rigolo     rigolo     2


Dernière édition par Zigomar le Mer 8 Nov - 9:10, édité 1 fois
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Re: Nos arrières-grands-parents travaillaient moins que nous

Message par LARA BAÏKAL le Mar 7 Nov - 20:13

Jolie rédaction, bravo !  rire

_________________
Quand l'injustice devient une loi, la résistance devient un devoir.
When Injustice becomes law, resistance becomes duty

Jefferson. 
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LARA BAÏKAL
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C'est un beau roman, c'est une belle histoire...

Message par cessybo le Mar 7 Nov - 21:05

Impitoyable !

L'homme qui tua Liberty Valance

qui libéra

La prisonnière du désert,

et qui la défendit contre

Les 7 mercenaires

puis contre

La horde sauvage

Pour une poignée de dollars


Il l'emmena loin lors d'une

Chevauchée fantastique

malgré

La poursuite infernale


dirigée par

Butch Cassidy et le Kid

ils traversèrent

La rivière Rouge


Ils découvrirent

Le trésor de la sierra Madre


et se reposèrent un instant.
Il fut nommé


L'homme des hautes plaines


Enfin, ils finirent par ouvrir

La porte du Paradis.

Maintenant,

A l'ouest, rien de nouveau


coucou
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Re: Nos arrières-grands-parents travaillaient moins que nous

Message par Zigomar le Mer 8 Nov - 9:19

cessybo a écrit:Impitoyable !

L'homme qui tua Liberty Valance

qui libéra

La prisonnière du désert,

et qui la défendit contre

Les 7 mercenaires

puis contre

La horde sauvage

Pour une poignée de dollars


Il l'emmena loin lors d'une

Chevauchée fantastique

malgré

La poursuite infernale


dirigée par

Butch Cassidy et le Kid

ils traversèrent

La rivière Rouge


Ils découvrirent

Le trésor de la sierra Madre


et se reposèrent un instant.
Il fut nommé


L'homme des hautes plaines


Enfin, ils finirent par ouvrir

La porte du Paradis.

Maintenant,

A l'ouest, rien de nouveau


coucou
Bravo Sheriff Cessybo...pour cette historiette en forme de récapitulatif de grands titres de westerns...Seriez-vous également amateur du genre..? Smile  
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