Organisation armée secrète

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Organisation armée secrète

Message par Katya le Jeu 19 Oct - 22:58

Organisation armée secrète





L'Organisation armée secrète, ou Organisation de l'armée secrète, surtout connue à travers le sigle OAS, est une organisation politico-militaire clandestine française, créée le 11 février 1961 pour la défense de la présence française en Algérie par tous les moyens, y compris le terrorisme à grande échelle.

Un an après l'échec de la semaine des barricades, alors que le gouvernement français souhaite manifestement se désengager en Algérie, elle est créée à Madrid, lors d'une rencontre entre deux activistes importants, Jean-Jacques Susini et Pierre Lagaillarde, ralliant par la suite des militaires de haut rang, notamment le général Raoul Salan.

Raoul Salan

Raoul Salan, né le 10 juin 1899 à Roquecourbe (Tarn) et mort le 3 juillet 1984 à Paris, est un général français, et le militaire le plus décoré de France. Son état de service porte de 1917 à 1959 où il prend sa retraite. Il participe au putsch des généraux en 1961. Il est également le chef de l'Organisation armée secrète (OAS) qui lutte pour le maintien du statu quo de l'Algérie française. Il est condamné à la prison à perpétuité, puis amnistié en 1968 et réintégré dans le corps des officiers.

Putsch des Généraux

Le putsch des généraux du 21 avril 1961, également appelé putsch d'Alger, est une tentative de coup d'État, fomentée par une partie des militaires de carrière de l'armée française en Algérie, et conduite par quatre généraux (Maurice Challe, Edmond Jouhaud, Raoul Salan et André Zeller).

Ils déclenchèrent cette opération en réaction à la politique choisie par le président de la République, Charles de Gaulle, et son gouvernement, qu'ils considéraient comme une politique d'abandon de l'Algérie française. Pour sa part, le général Jacques Massu n'a pas participé à la rébellion.

Le sigle « OAS » fait volontairement référence à l’Armée secrète (AS) de la Résistance. Il apparaît sur les murs d'Alger le 16 mars 1961, et se répand ensuite en Algérie et en métropole, lié à divers slogans :

« L'Algérie est française et le restera », « OAS vaincra », « l'OAS frappe où elle veut et quand elle veut

Sur le plan pratique, il ne s'agit pas d'une organisation centralisée unifiée ; d'une façon très générale, elle est divisée en trois branches plus ou moins indépendantes, parfois rivales : l'« OAS Madrid », l'« OAS Alger » et l'« OAS Métro ».

L'histoire de l'OAS se présente comme la manifestation la plus radicale d'une partie de l'armée et de civils de conserver l'Algérie française, où vivaient un million d'habitants ayant le statut de citoyens français, et huit millions d'autochtones sous statut de l'indigénat.

L'Algérie ayant alors le statut de département français, l'OAS voulait s'opposer par tous les moyens à la politique d'autodétermination mise en place par Charles de Gaulle à partir de la fin de l'année 1959.

Le général de Gaulle est arrivé au pouvoir en 1958, à la suite du coup d'État du 13 mai 1958, et ses premières déclarations (« Je vous ai compris » le 4 juin 1958 à Alger et « Vive l'Algérie française » le 6 juin à Mostaganem) semblent porter les valeurs de l'Algérie française. Néanmoins, il ne manque pas d'annoncer à plusieurs occasions (à Alger, Oran, Constantine, Bône) « qu'il n'y a en Algérie que des Français à part entière avec les mêmes droits et les mêmes devoirs », signifiant de fait que le système colonial tel qu'il existait en Algérie ne pouvait plus être maintenu en l'état, et, après Mostaganem, il ne prononcera plus les mots d'« Algérie française »

La mise en place du plan de Constantine (économique) en octobre 1958 et du plan Challe (militaire) en février 1959 indique la volonté du gouvernement de conserver une Algérie où la France joue un rôle actif et rassure provisoirement les Français d'Algérie. À plusieurs occasions au cours de l'année 1959, de Gaulle souligne le caractère propre de l'Algérie et que son avenir dépendra du vote de ses habitants, mais la plupart de ces déclarations ne suscitent guère de réactions.

C'est le discours de De Gaulle du 16 septembre 1959 proposant l'autodétermination sur l'avenir de l'Algérie qui suscite la surprise dans tous les milieux, et la stupéfaction dans la population européenne d'Algérie.

Ce discours ouvre trois possibilités : la francisation (un seul pays réunissant la France et l'Algérie et dont tous les citoyens ont les mêmes droits), l'autonomie (une fédération entre la France et l'Algérie), la sécession (conduisant à l'indépendance). Pour la première fois, il ouvre la possibilité de l'indépendance de l'Algérie. Le 15 octobre 1959, l'Assemblée nationale valide la politique d'autodétermination par 441 pour et 23 contre.

Mais pour ceux qui refusent cette politique, regroupant certains membres de la classe politique (Jacques Soustelle, Georges Bidault), ainsi qu'une partie de l'armée et des Français d'Algérie, c'est une trahison.

Le premier fait marquant de la révolte de la population française d'Algérie contre ce discours est la semaine des barricades7 du 24 janvier au 1er février 1960, mais l'armée ne bascule pas du côté des insurgés.

Le 8 janvier 1961, le référendum sur l'autodétermination en Algérie est approuvé par 75 % des votants.

sources

Pour les partisans de l'Algérie française, ce référendum annonce l'abandon de celle-ci.

En février 1961, un groupe, exilé à Madrid à la fin de l'année 1960 pour échapper au procès de la semaine des barricades, se forme autour du général Salan, de Pierre Lagaillarde et de Jean-Jacques Susini et crée l'OAS.

Le 22 avril 1961, se déroule le putsch des généraux à Alger, suivi par environ deux cents officiers.

sources

Néanmoins, la plupart des officiers supérieurs adopte une attitude attentiste et la majorité de l'armée reste loyale au pouvoir métropolitain, entraînant l'échec du putsch en quelques jours.

À la suite de cet échec, une bonne partie des insurgés ainsi que de nombreux civils désertent et rejoignent la lutte clandestine dans les rangs de l'OAS,


La cassure est totale avec de Gaulle et il s'ensuit une véritable guerre entre les membres de l'OAS et l'État.

De Gaulle utilisera contre l'OAS aussi bien la police que des groupes illégaux (les barbouzes), mais laissera l'armée en retrait car elle compte dans ses rangs de nombreux sympathisants à la cause « Algérie française » qui sont tentés de rejoindre l'Organisation.

Elle ne sera utilisée contre l'OAS qu'après la signature des accords d'Évian, au moment du siège de Bab El Oued, de l'épisode de la fusillade de la rue d'Isly et du maquis de l'Ouarsenis.

Les attentats de l'OAS viseront des personnalités politiques et administratives du gouvernement légal français, des intellectuels ou des organes de presse favorables à une négociation avec le FLN, en Algérie comme en métropole, ainsi que la population musulmane, soupçonnée de soutenir le FLN. Ses commandos prendront également pour cible les policiers, les enseignants, les fonctionnaires de l'administration fiscale, les commerçants musulman.

Les membres de l'OAS sont eux-mêmes pourchassés sans répit par les forces gaullistes. L'OAS sera largement soutenue par la population française d'Algérie, mais ses nombreux attentats aveugles la feront rejeter par l'opinion publique métropolitaine.

Mais pour ceux qui refusent cette politique, regroupant certains membres de la classe politique (Jacques Soustelle, Georges Bidault), ainsi qu'une partie de l'armée et des Français d'Algérie, c'est une trahison.

Le premier fait marquant de la révolte de la population française d'Algérie contre ce discours est la semaine des barricades du 24 janvier au 1er février 1960, mais l'armée ne bascule pas du côté des insurgés.

Parties de texte source wikipedia :
sources





Pour certains français, d'alors : " L'Algérie devait rester française"
Pour d'autres  : " L'Algérie devait reprendre son indépendance "


Les pieds noirs en 1er lieu ont grandement souffert de l'indépendance de l'Algérie
Ils ont dû quitter ce pays qu'ils aimaient, en ayant tout perdu. Ils en furent quelque part chassés.
Arrivés en France, ils ont connu l'hostilité d'un certain nombre de Français
Dont ma famille ne faisait pas parti  (famille de Militaire de père en fils etc)

Katya

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Re: Organisation armée secrète

Message par lindyhop le Jeu 19 Oct - 23:24


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la gauche est à la france ce que le gros rouge qui tâche est au mouton rotschild ou la brebis galeuse est à l'agneau pascal .
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